En images : à Bruxelles, la vie au ralenti après les attentats

Le photographe Quentin Bruno était à Bruxelles, mardi, juste après les attentats. Il a photographié la ville sous le choc, et observé la vie reprendre. 

Au moins trente personnes ont perdu la vie au cours des attentats qui ont frappé Bruxelles, mardi 22 mars. Malgré le choc, malgré l'hébétude et la rage, Bruxelles ne s'est pas arrêtée de vivre. Pour Konbini, le photographe Quentin Bruno a immortalisé la capitale belge, mardi et mercredi, entre tristesse, résilience et scènes de la vie quotidienne.

Hier matin, j'étais dans la voiture avec un ami quand son téléphone a commencé à sonner.

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- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Apparemment il y a eu un attentat à Zaventem.
- Et merde...

Je me dépêche de rentrer chez moi, les boulevards sont bloqués, les voitures de polices et ambulances passent en trombe, la radio diffuse les première nouvelles en boucle. Habitant à dix minutes à pied du quartier européen , je décide d'aller photographier la situation, c'est comme un appel, c'est ma ville, je dois montrer ce qu'il s'y passe. 

Je descends à pieds jusque dans le centre-ville, les gens marchent à un rythme léger, certains profitent du soleil et lèvent les yeux en observant les rues bruxelloises qu'ils redécouvrent à défaut d'utiliser les métros souterrains. Dans le centre, l'ambiance est identique, des touristes, des Belges venus se recueillir, des caméras. Un homme traverse la foule devant les marches de la Bourse et entame une improvisation au violoncelle. Tout le monde se tait.

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Mercredi matin, la vie reprend déjà son cours, et les militaires font partie du décor depuis bien des mois. Les métros redémarrent, les magasins ouvrent à nouveau, il flotte une atmosphère étrange et désagréable. Mais Bruxelles continue.

Mardi 22 mars

15 heures, quartier Schumann. Les rues recommencent à être accessibles à la population. Les policiers et militaires sont calmes, bien organisés. Les eurocrates rentrent progressivement chez eux. (Quentin Bruno / Konbini)

15 heures, quartier Schuman. Les rues recommencent à être accessibles à la population. Les policiers et militaires sont calmes, bien organisés. Les eurocrates rentrent progressivement chez eux. (© Quentin Bruno / Konbini)

Rue Joseph II, sortie arrière de la station Maelbeek. Du sang apparaît encore sur le sol. Un passant y jette un œil de dégout et de peur. (Quentin Bruno / Konbini)

Rue Joseph-II, sortie arrière de la station Maelbeek. Du sang apparaît encore sur le sol. Un passant y jette un œil de dégoût et de peur. (Quentin Bruno / Konbini)

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Station Maelbeek, lieu de la troisième explosion. Les débris et le sang sont encore visibles. Je croise un autre photographe, on se serre la main, on se souhaite bon courage dans un soupir d'amertume. (Quentin Bruno / Konbini)

Station Maelbeek, lieu de la troisième explosion. Les débris et le sang sont encore visibles. Je croise un autre photographe, on se serre la main, on se souhaite bon courage dans un soupir d'amertume. (Quentin Bruno / Konbini)

Boulevard Charlemagne, parallèle à la rue de la Loi. Il est 15h30, les journalistes ont été éloignés de leur première base par la police et l'armée. Tous sont dans l'attente de nouvelles informations. (Quentin Bruno / Konbini)

Boulevard Charlemagne, parallèle à la rue de la Loi. Il est 15 h 30, les journalistes ont été éloignés de leur première base par la police et l'armée. Tous sont dans l'attente de nouvelles informations. (Quentin Bruno / Konbini)

La vie continue, quelques heures après les attentats. Beaucoup de magasins restent ouverts, les badauds profitent des quelques rayons de soleil. (Quentin Bruno / Konbini)

La vie continue, quelques heures après les attentats. Beaucoup de magasins restent ouverts, les badauds profitent des quelques rayons de soleil. (Quentin Bruno / Konbini)

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Monts des Arts (centre ville), un père se balade avec sa fille. (Quentin Bruno / Konbini)

Monts des Arts (centre-ville), un père se balade avec sa fille. (Quentin Bruno / Konbini)

Rue de la Loi, un cordon  policier protège la scène de l'explosion. Les experts travaillent. Manuel Valls et Didier Reynders y observont un moment de silence le lendemain. (Quentin Bruno / Konbini)

Rue de la Loi, un cordon policier protège la scène de l'explosion. Les experts travaillent. Manuel Valls et Didier Reynders y observeront un moment de silence le lendemain. (Quentin Bruno / Konbini)

Centre ville, des touristes se baladent, achètent gauffres et frites. La ville tourne au ralenti, on dirait un calme dimanche de printemps. (Quentin Bruno / Konbini)

Centre-ville, des touristes se baladent, achètent gaufres et frites. La ville tourne au ralenti, on dirait un calme dimanche de printemps. (Quentin Bruno / Konbini)

Galerie de la Reine. Un jeune couple traverse la galerie, observant les vitrines de luxe. (Quentin Bruno / Konbini)

Galerie de la Reine. Un jeune couple traverse la galerie, observant les vitrines de luxe. (Quentin Bruno / Konbini)

L'arrêt Maelbeek bloqué par les forces de l'ordre. Beaucoup circulent en vélo, les transport en commun étant à l'arrêt. Fin de la journée. (Quentin Bruno / Konbini)

L'arrêt Maelbeek bloqué par les forces de l'ordre. Beaucoup circulent en vélo, les transport en commun étant à l'arrêt. Fin de la journée. (Quentin Bruno / Konbini)

Grand' Place, à 17 heures. Quelques touristes et Bruxellois prennent leur trappiste en terrasse. Non pas pour faire de la résistance comme c'était le cas à Paris, juste parce que la vie continue. (Quentin Bruno / Konbini)

Grand'Place, à 17 heures. Quelques touristes et des Bruxellois prennent leur trappiste en terrasse. Non pas pour faire de la résistance comme c'était le cas à Paris, juste parce que la vie continue. (Quentin Bruno / Konbini)

Les Bruxellois et touristes viennent montrer leur support place de la Bourse. (Quentin Bruno / Konbini)

Bruxellois et touristes viennent montrer leur support place de la Bourse. (Quentin Bruno / Konbini)

Certains vont dans les gifts shops autour de la Grand Place, acheter de quoi symboliser l'union nationale. (Quentin Bruno / Konbini)

Certains vont dans les gifts shops autour de la Grand'Place, acheter de quoi symboliser l'union nationale. (Quentin Bruno / Konbini)

Mercredi 23 mars

Station Schumann, au lendemain des attentats. Les militaires et la sécurité des transport en commun (la STIB) s'organisent pour l'ouverture du métro. Certaines station ouvriront dès 7 heures avec l’appui de l'armée pour la fouille. Je me fais contrôler, assez sérieusement car je prends des photos. Une fois le contrôle terminé, la policière s'excuse et me prie de comprendre la situation. Tout le monde est sur le même diapason. (Quentin Bruno / Konbini)

Station Schuman, au lendemain des attentats. Les militaires et la sécurité des transport en commun (la STIB) s'organisent pour l'ouverture du métro. Certaines stations ouvriront dès 7 heures avec l’appui de l'armée pour la fouille. Je me fais contrôler, assez sérieusement car je prends des photos. Une fois le contrôle terminé, la policière s'excuse et me prie de comprendre la situation. Tout le monde est sur le même diapason. (Quentin Bruno / Konbini)

Rue de la Loi, le tunnel Montgomery reste bloqué. (Quentin Bruno / Konbini)

Rue de la Loi, le tunnel Montgomery reste bloqué. (Quentin Bruno / Konbini)

Station Schuman, les premiers civils arrivent, ils semblent plus tranquilles que le sont les journalistes fébriles qui les attendent à la sortie de la bouche de métro. (Quentin Bruno / Konbini)

Station Schuman, les premiers civils arrivent, ils semblent plus tranquilles que le sont les journalistes fébriles qui les attendent à la sortie de la bouche de métro. (Quentin Bruno / Konbini)

9 heures. La Grand Place de Bruxelles est sous la pluie, les drapeaux belge et européen de l'Hôtel de Ville sont en berne. (Quentin Bruno / Konbini)

9 heures. La Grand'Place de Bruxelles est sous la pluie, les drapeaux belge et européen de l'hôtel de Ville sont en berne. (Quentin Bruno / Konbini)

Entrée de la station de métro du centre ville, De Brouckère, une fouille policière et militaire est organisée et se déroule dans le calme. Les gens ont l'air sereins. (Quentin Bruno / Konbini)

Entrée de la station de métro du centre-ville, De Brouckère, une fouille policière et militaire est organisée et se déroule dans le calme. Les gens ont l'air sereins. (Quentin Bruno / Konbini)

"Excuse-moi, est-ce que je peux faire une photo de toi ? Je fais un reportage sur Bruxelles.  - Oui mais rapidement, je suis en retard pour l'école." (Quentin Bruno / Konbini)

"Excuse-moi, est-ce que je peux faire une photo de toi ? Je fais un reportage sur Bruxelles.
– Oui mais rapidement, je suis en retard pour l'école." (Quentin Bruno / Konbini)

La vie reprend son cours. Un éboueur observe les drapeaux en berne de la rue Royale. (Quentin Bruno / Konbini)

La vie reprend son cours. Un éboueur observe les drapeaux en berne de la rue Royale. (Quentin Bruno / Konbini)

Deux touristes profitent une dernière fois des rues de la capitale avant de rejoindre leur hôtel. (Quentin Bruno / Konbini)

Deux touristes profitent une dernière fois des rues de la capitale avant de rejoindre leur hôtel. (Quentin Bruno / Konbini)

Place de la Bourse. Les bougies sont plus présentes que la veille, on peut aussi y lire des textes en français, néerlandais, anglais, arabe, tous parlent d'amour. Beaucoup de télés étrangères sont aussi présentes, mais le malaise ne règne pas, l'ambiance est relativement détendue. On peut apercevoir beaucoup d'appareils photos, des visages sombres, une ou deux larmes mais aussi des sourires. (Quentin Bruno / Konbini)

Place de la Bourse. Les bougies sont plus présentes que la veille, on peut aussi y lire des textes en français, néerlandais, anglais, arabe… Tous parlent d'amour. Beaucoup de télés étrangères sont aussi présentes, mais le malaise ne règne pas, l'ambiance est relativement détendue. On peut apercevoir beaucoup d'appareils photos, des visages sombres, une ou deux larmes mais aussi des sourires. (Quentin Bruno / Konbini)

 Place de la bourse, parmi les hommages aux victimes du 22 mars, trônent quelques bouteilles de bière, produit et passion nationale. (Quentin Bruno / Konbini)

Place de la bourse, parmi les hommages aux victimes du 22 mars, trônent quelques bouteilles de bière, produit et passion nationale. (Quentin Bruno / Konbini)

Une dame assise sur une chaise en plein sur la place de la Bourse est venue afficher son soutien. (Quentin Bruno / Konbini)

Une dame assise sur une chaise en plein sur la place de la Bourse est venue afficher son soutien. (Quentin Bruno / Konbini)

Un employé de Bruxelles propreté observe la scène avec ses collègue, les couleurs de la Belgique comme couvre-chef. (Quentin Bruno / Konbini)

Un employé de Bruxelles-Propreté observe la scène avec ses collègue, les couleurs de la Belgique sur son couvre-chef. (Quentin Bruno / Konbini)

Une joggeuse dans le parc du Cinquantenaire. "Oui la vie continue !" (Quentin Bruno / Konbini)

Une joggeuse dans le parc du Cinquantenaire. "Oui, la vie continue !" (Quentin Bruno / Konbini)

Par Konbini, publié le 23/03/2016

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