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Santé : en 2016, la sexualité des jeunes est toujours préoccupante

Publié le

par Théo Chapuis

Dans son rapport annuel, la mutuelle Smerep dresse un tableau inquiétant de la santé des étudiants et lycéens français : stressés, fatigués et perpétuant des pratiques sexuelles à risque.

Nous sommes en 2016 et les étudiants et lycéens sont toujours nombreux à avoir des pratiques sexuelles à risque. Dans son bilan annuel, la sécurité étudiante et mutuelle Smerep indique que 57  % des étudiants et 42 % des lycéens n’utilisent pas forcément un préservatif lors d’un rapport sexuel.

Par ailleurs, 61 % des étudiants et 73 % des lycéens ne se font pas systématiquement dépister en cas de changement de partenaire : 53 % d'entre eux estiment ne pas avoir pris "un risque suffisant" et 26 % déclarent ne pas savoir où faire le test. Résultat, près de la moitié des étudiantes franciliennes a déjà eu recours au moins une fois à la pilule du lendemain.

D'après le sondage, deux étudiants et lycéens sur dix ont toujours de fausses croyances sur les modes de transmission du sida. Pire encore : un étudiant sur dix — et près de 15 % des lycéens — est persuadé que guérir du sida, c'est possible. D'après les auteurs de l'étude, cités par Le Monde, ces résultats prouvent l'importance "des campagnes de sensibilisation à mener régulièrement auprès de cette population et, par extension, une meilleure prise en charge des pilules contraceptives".

Un étudiant sur deux souffre de difficultés financières

Or le rapport indique que le sexe n'est pas l'unique problème de santé préoccupant chez les étudiants et lycéens. En cause, d'abord, les difficultés financières des étudiants, car un sur deux se déclare victime de difficultés financières. En 2015, ils étaient 40 % à s'en plaindre.

Ainsi, si plus de 10 % des étudiants et des lycéens interrogés se considèrent en mauvaise santé, seuls 16 % des étudiants vont consulter lorsqu'ils sont malades et 38 % disent pratiquer l'automédication (45 % pour les lycéens). Eh oui, ils sont 14 % à déclarer qu'un médecin coûte trop cher et le taux monte même à 20 % pour les étudiants d'Île-de-France.

En fait, ils se disent surtout stressés et fatigués : 38 % des étudiants et 27 % des lycéens jugent le stress, essentiellement lié aux études, comme plus grand obstacle à leur vie quotidienne, alors que 70 % et 64 % respectivement pointent du doigt le rythme de leurs études comme cause de leurs problèmes de sommeil.

Afin de faire face à ces problèmes, un étudiant sur dix reconnaît consommer des médicaments comme des antidépresseurs ou des anxiolytiques, pendant que 68 % préfèrent consommer de l’alcool, dont 29 % de manière régulière.

Pas de doute, cette étude dresse un tableau bien obscur de la santé des 15-25 ans en France.

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