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Emplois fictifs au Parlement européen : l’enquête élargie à Jean-Luc Mélenchon

Publié le

par Théo Mercadier

Le chef des Insoumis est accusé par une eurodéputée frontiste d’avoir payé ses collaborateurs avec l’argent de l’UE.

Le Front national, le MoDem et… Jean-Luc Mélenchon ? D’après les informations du Parisien, le parquet de Paris a joint à son enquête préliminaire pour "abus de confiance" une nouvelle dénonciation de Sophie Montel. Cette eurodéputée frontiste n’en est pas à son coup d’essai : c’est sur foi de son témoignage qu’a été déclenchée l’enquête visant les eurodéputés du MoDem pour "abus de confiance".

Que reproche-t-elle à Jean-Luc Mélenchon ? Exactement la même chose qu’au MoDem quelques mois plus tôt, à savoir le paiement des salaires de collaborateurs du parti avec l’argent de l’Union européenne. D’après Sophie Montel, trois ex-assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon auraient ainsi cumulé leur emploi au Parlement européen avec des missions au sein du Parti de gauche, lorsqu’il était eurodéputé entre 2009 et 2017. Comme le rappelle Le Parisien, la pratique n’a rien d’illégal, si tant est qu’un travail est bien effectué dans le cadre du Parlement européen.

Or l’eurodéputée frontiste assure le contraire, et dit aujourd’hui vouloir équilibrer la balance judiciaire. "Nous poursuivons notre logique de rupture avec le 'deux poids, deux mesures' dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d’emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti", défend-elle ainsi dans les colonnes du Parisien. L’affaire ne manque pas d’ironie : Sophie Montel est issue des rangs d’un parti auquel le Parlement européen réclame 5 millions d’euros, pour les mêmes raisons.

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon dément en bloc ces accusations d’emplois fictifs. "Lorsque j’étais au Parlement européen, jamais aucun de mes assistants parlementaires n’a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France insoumise", a-t-il déclaré en marge d’un point presse de la France insoumise (FI). De son côté, le député FI Alexis Corbière a tenu aussi à rétablir sa vérité : "On connaît les habitudes de dénonciation du Front national […]. On est tranquilles. Si Marine Le Pen nous prend pour cible, je la laisse avec sa conscience. Moi j’ai la mienne !" C’est dit.

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