Docu : avec Foundation, plongez dans le quotidien de cinq start-up parisiennes

Plongée dans la vie professionnelle – et parfois intime – d’entrepreneurs surmotivés.

À quoi ressemblent les joies, les déceptions et les cocasseries qui rythment l’existence des tout jeunes start-up françaises ? La Station F – le méga-incubateur lancé par Xavier Niel en juillet dernier – a tenté de lever le rideau de mystère en collant les baskets de cinq start-up… de la Station F. Forcément.

"Foundation" (encore un F majuscule, c’est un complot ?), qui sort le 4 avril, est réalisé en partenariat avec Allianz, Paypal et Sycomore et est découpé en huit épisodes de dix minutes. Ils sont diffusés entre autres sur le site dédié à la série ou sur YouTube. Vous pourrez faire connaissance avec Meetmymama (service de restauration qui emploie des "mamas"), Recast.ia (chatbots dopés à l’IA), Torq Labs (vêtements de sport connectés pour les sportifs) et les Sherpas (tuteurs en ligne pour les élèves de prépa).

Les caméras sortent de Paris à deux reprises pour immortaliser deux des arrêts incontournables pour tout entrepreneur porté par ses ambitions : le Web Summit – la conférence qui réunit des pontes de la tech' et des dizaines de petites start-up demandeuses de réseautage – et bien sûr, l’éternelle et magnétique Silicon Valley.

La série de documentaires "Foundation" est réalisée par Olivier Blaecke qui, de son propre aveu, n’y connaissait rien au milieu et a été séduit par les bouillonnements permanents. Les images sont belles et la BO très punchy, au moins autant que l’énergie entrepreneuriale. Ceux qui n’y connaissent rien découvriront les aspects humains derrière l’aventure. Ceux qui connaissent mieux le milieu se reconnaîtront dans ce qui est montré et n’auront pas de révélation fracassante.

Initiative intéressante, donc, pour les startuppeurs en herbe ou les simples curieux. On regrettera juste de ne pas connaître le fin mot de ces histoires. Échecs, levées de fonds, rachats, stagnations, métamorphose en licorne, imprévus : les futurs possibles sont nombreux. Peut-être eût-il fallu laisser davantage de temps au temps pour observer les retombées de ces initiatives.

Par Pierre Schneidermann, publié le 04/04/2018