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Docu : quand les conflits d’intérêts et le lobbying entravent l'efficacité de l'OMS

Publié le

par Jeanne Pouget

Dr. Peter Githua puts on his gloves before he heads to the red zone of an Ebola treatment unit (ETU) in Sinje, Grand Cape Mount, Liberia.

The facility is operated by the International Organization for Migration (IOM) in partnership with Liberia’s Ministry of Health and Social Welfare (MOHSW) and supported by USAID’s Office of U.S Foreign Disaster Assistance. It opened with a capacity of 10 beds, but can rapidly scale to provide care to up to 50 people.

The ETU is staffed with 23 medical professionals from Kenya, South Africa, Tanzania, Uganda and Ukraine, as well as 114 Liberians from Grand Cape Mount county, who were recruited and trained to offer clinical and non-clinical care within the facility.

The staff received training from the World Health Organisation (WHO) and the MOHSW, and experienced hands-on training at the IOM-managed ETU in Tubmanburg, Bomi County, Liberia.

Sinje, Grand Cape Mount, Liberia, on 27 January 2015
Photo: UNMEER/Martine Perret

Dans le documentaire L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ?, Arte mène une solide investigation sur une institution onusienne fragilisée, sous-financée et dominée par les intérêts privés qui mettent à mal son indépendance et l'efficacité de ses missions de santé publique.  

L'OMS est notamment l'agence des Nations unies qui répond aux urgences sanitaires, comme ici en 2015 au Liberia lors de la dernière grande épidémie d'Ebola. (© Martine Perret/UNMEER/Flickr/CC)

À l'occasion de la Journée mondiale de la santé le 7 avril, Arte diffuse le mardi 4 avril à 20 heures 50 un documentaire inédit qui se penche sur l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'institution de santé publique de l'ONU, créée en 1948, a pour objectif d'amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. Or cette investigation montre que son mode de financement actuel, dominé par les intérêts privés entrave l'indépendance de ses missions.

Le film soulève par exemple la complaisance de l'OMS avec le glyphosate (qu'elle a déclaré sans danger), ou ses silences quant aux conséquences de la pollution liée aux compagnies pétrolières en Afrique – sans parler de la minoration des bilans humains des catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima, ou encore celle des désastres de l’utilisation de munitions à l'uranium appauvri en Irak ou dans les Balkans. Des postures étonnantes qui posent question et que le documentaire décrypte à l'aune des financements de l'institution, qui proviennent aujourd'hui à 80 % de donneurs privés (comme Bill Gates) et parmi lesquels on trouve des lobbys industriels et des groupes pharmaceutiques.

Loin de nier son efficacité, le documentaire L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ? met cependant en lumière une institution fragilisée soumise à des financements provenant de moins en moins de ses États membres, tout en alertant sur le fait que les intérêts privés dominent désormais les enjeux de santé publique mondiaux.

À lire -> Monsanto connaissait les dangers du glyphosate depuis 1999, selon des documents internes

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