AccueilÉDITO

Les discours de Macron et Philippe n’ont pas vraiment convaincu les Français

Publié le

par Théo Mercadier

L’allocution du président devant le Congrès et le discours de politique générale du Premier ministre, fixant le cap du gouvernement, n’ont séduit qu’un Français sur quatre.

On ne pourra pas leur reprocher de ne pas être au diapason. Un sondage réalisé par Harris Interactive pour RMC et Atlantico révèle que les discours du président de la République et du Premier ministre n’ont pas ému les foules, loin de là. Devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi 3 juillet, Emmanuel Macron a délivré ce qu’une bonne partie des médias (à part BFM…) a considéré être une allocution longue et chiante à mourir. Résultat, seules 26 % des personnes sondées disent avoir été convaincues par son propos, alors que 42 % affirment ne pas avoir été convaincus, et que 32 % ne se prononcent pas. Jupiter descend du mont Olympe et plonge tout le monde dans l’ennui ou le rejet. Et son lieutenant ne fait pas mieux : le discours de politique générale d’Édouard Philippe n’a convaincu que 27 % des personnes interrogées, quand 41 % le rejettent et que 32 % ne se prononcent pas. Belle performance.

Cependant, certaines propositions présentées par le Premier ministre semblent avoir été plutôt bien reçues par les Français. Ils sont ainsi 80 % à se dire favorable à la baisse de la taxe d’habitation, 70 % à soutenir la création de 15 000 places de prison supplémentaires, 52 % à voir d’un bon œil l’augmentation du prix du paquet de cigarettes à 10 euros, tandis que 49 % approuvent le fait que les vaccins essentiels soient rendus obligatoires pour les enfants en bas âge.

Un dernier chiffre pour la route, et pas des moindres : alors que le gouvernement martèle avec force que le temps de la révolution politique est venu, 38 % des Français ne s’attendent à aucun changement de sa part dans les prochaines années. Il faut dire qu’avec les affaires à répétition qui frappent l’équipe gouvernementale, le ton donné n’est pas nécessairement celui d’un renouveau des pratiques politiques.

À voir aussi sur konbini :