Source : Twitter

Des filtres "ethniques" sur FaceApp font polémique avant d’être retirés

Devant la levée de boucliers sur les réseaux sociaux, FaceApp a retiré des filtres qui permettaient de changer son ethnicité.

(Via Twitter)

Souriez. Rajeunissez. Changez de sexe. La chirurgie esthétique plaît beaucoup sur le Web, d’autant plus qu’elle est gratuite, ou presque : la très populaire appli FaceApp vous propose de vous "filtrer", dans le sens où elle ajoute des effets spéciaux à votre visage, que vous pouvez ensuite partager avec vos proches. Le concept est vieux comme le monde (la technologie est certes plus avancée), mais le monde semble ne pas changer. Si la plupart des filtres sont gratuits, d’autres sont payants : ils permettent notamment de se travestir en hipster ou d’ajouter un effet maquillage à son visage.

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Comme on peut le voir, certains filtres marchent très bien. D’autres un peu moins.

En dépit de ses fonctionnalités bon enfant, FaceApp a accompli l’exploit de se hisser au sommet, pendant quelques heures, de la montagne de polémiques qui agitent les réseaux sociaux. Dans sa version 2.0, FaceApp proposait ainsi des filtres "ethniques" permettant de se déguiser à sa guise en personne noire, caucasienne, asiatique ou indienne. Devant le tollé, l’appli a finalement décidé de les retirer.

L’exploit force d’autant plus le respect que FaceApp déclenchait, en avril dernier, une première polémique en proposant à ses utilisateurs de se rendre plus sexy – un filtre qui ne consistait en rien d’autre qu’à blanchir la peau de ses utilisateurs. D’aucuns qualifièrent la pratique de "whitewashing".
 
Plus généralement, l’affaire nous confirme ceci : Internet est sensible aux filtres. Le Monde rappelle que Snapchat connut également à deux reprises une mésaventure similaire : le premier filtre permettait de ressembler à Bob Marley, le second à une personne asiatique. Les deux furent jugés racistes. Sous la fronde, Snapchat prit la décision, comme FaceApp aujourd’hui, d’exfiltrer les deux fonctionnalités.

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Par Pierre Schneidermann, publié le 10/08/2017

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