Des activistes plantent une forêt au nom de Trump pour dénoncer sa politique anticlimat

Associer Donald Trump à une initiative positive ? Mais quelle idée !

(© Pexels)

Cela fait des années que Donald Trump réfute les preuves des experts sur l’influence de l’humain sur le réchauffement climatique, que ce soit par des tweets, des interviews, mais aussi (et de façon plus inquiétante) par des décrets exécutifs. Afin de contrebalancer la mise en danger de l’environnement que devrait produire l’action gouvernementale, une équipe de scientifiques a décidé de planter une forêt qui portera le nom du président américain. Le projet de la Trump Forest est porté par le scientifique britannique Dan Price, le doctorant américain Jeff Willis, ainsi que le Franco-Néo-Zélandais Adrien Taylor.

Leur objectif ? Planter suffisamment d’arbres pour compenser l’impact de l’administration Trump sur la planète (et son intention de détricoter les politiques menées sous l’ère Obama). "Trump veut revenir au charbon, en dépit de l’alerte des scientifiques qui expliquent qu’on ne peut se permettre de le brûler, écrit l’équipe. Donc on plante une forêt pour essayer de compenser les gaz à effet de serre supplémentaires que Trump compte relâcher dans l’atmosphère." Ces derniers s’appuient également sur le fait que les économistes décrivent les énergies renouvelables comme un secteur porteur de croissance et d’emploi.

Déjà 240 000 arbres plantés

Cette campagne, qui se veut un antidote à la "stupidité monumentale" du président américain, encourage les gens à planter des arbres près de chez eux ou à faire un don afin de pouvoir planter dans des pays moins développés. D’après Trump Forest, 110 milliards d’arbres seront nécessaires pour compenser les 650 mégatonnes de dioxyde de carbone produites par la politique anti-climat de Trump. Depuis le début de l’aventure en mars, plus de 850 personnes venues du monde entier ont offert leur aide.

240 000 arbres ont désormais été plantés dans le cadre de la Trump Forest. Certains ont donné des fonds pour protéger et restaurer des forêts à Madagascar, en Haïti, en Éthiopie, au Népal, tandis que d’autres ont planté eux-mêmes des arbres et envoyé les documents à l’association. Rappelons qu’au cours de ses six premiers mois de gouvernance, Trump a relevé les plafonds permettant d’exploiter le charbon, a embauché un bon paquet de climatosceptiques, sans oublier, bien sûr, qu’il a fait sortir les États-Unis de l’accord de Paris. Vous pouvez rejoindre le mouvement ici.

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Par Matthew Kirby, publié le 17/08/2017