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Court métrage : quand les rôles masculins et féminins sont inversés

Un court métrage de 2010 a refait surface sur la Toile. Il dénonce les discriminations envers les femmes alors que le hashtag #SafeDansLaRue illustre le harcèlement de rue.

Majorité opprimée  présente la difficile journée d'un jeune père au foyer qui a commis l'erreur de sortir avec un short trop court alors que sa femme était au boulot. Au fur à mesure que les minutes défilent, on voit le protagoniste subir des attaques de toutes parts : discrimination, agression, harcèlement, humiliation, remarques machistes.

Dans cette société matriarcale, l'homme devient alors un objet victime de toutes les discriminations habituellement réservées aux femmes.

Percutant, le court réalisé par Eléonore Pourriat n'hésite pas à enchaîner les clichés sexistes pour mettre en exergue les inégalités sexuelles qui existent au sein de notre société et qui sont devenues la norme. Des comportements souvent banalisés, minimisés qui ont été dénoncés à nombreuses reprises et montrées du doigt.

Un hashtag qui accuse le harcèlement de rue

Ce n'est pas par hasard si ce court métrage sorti voilà quatre ans refait surface sur Internet aujourd'hui. Depuis hier sur Twitter, des dizaines et des dizaines de femmes ont repris le hashtag "#SafeDansLaRue" afin de partager les techniques et les stratégies qu'elles sont obligées d'adopter pour se sentir en sécurité lorsqu'elles se déplacent seules dans la rue.

Le nombre de réactions illustre le fond du problème : beaucoup de femmes ont peur. A l'origine de ce mouvement, un tweet de la blogueuse féministe CrêpeGeorgette à la suite d'une liste de 22 commandements pour lutter contre le sexisme qui a suscité de nombreuses réactions :

De là, certains mâles crient à la paranoïa et dénoncent le fait d'être stigmatisés en tant que harceleurs tandis que deux femmes lancent le fameux hashtag pour dénoncer le harcèlement quotidien qu'elles subissent dans la rue.

(Capture d'écran Twitter)

En 2013, un documentaire de Sofie Peeters, Femmes de rue, démontrait à l'aide d'une caméra cachée les comportements de la gent masculine. Les scènes se déroulent à Bruxelles et ce qui n'était à l'origine qu'un projet de fin d'étude d'une étudiante en cinéma est devenu le symbole du harcelement des femmes dans les rues :

Par Sarah Barbier, publié le 05/02/2014

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