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En Australie, la course futuriste où les voitures roulent à l'aide du soleil

Publié le

par Jeanne Pouget

Cette semaine, dans le désert australien, se tient une course automobile d'un genre particulier : la World Solar Challenge. Elle regroupe plus de 50 participants venus du monde entier sur un circuit de 3000 km traversant le continent du Nord au Sud.

À la différence d'une course classique, les ovnis automobiles de la World Solar Challenge sont propulsés à l’énergie solaire grâce à des panneaux photovoltaïques placés sur leurs toits. Loin des circuits de Formule 1 classiques, la course n’en n’est pas moins endurante, et ce en partie à cause des températures de l’Outback australien qui avoisinent les 35 degrés à l’ombre.

Et sans air conditionné qui utiliserait trop d’énergie, la chaleur à l’intérieur du cockpit atteint les 50 degrés. Aussi, les équipes se relaient par tranches de 3h et s’arrêtent à 17h pour éviter les collisions avec les kangourous qui sortent au crépuscule.

Sensibiliser aux énergies renouvelables et penser la voiture de demain

Cette compétition qui existe depuis 1987 a pour but de promouvoir la recherche sur des prototypes qui pourraient, un jour, devenir commercialisables et remplacer nos voitures actuelles essence et diesel. L’industrie automobile se penche déjà sur le sujet et les recherches du géant Ford suggèrent que dans le futur, le soleil pourrait être la source de 75% des trajets effectués en voiture par un usager classique.

La plupart des équipes en lice pour la compétition sont directement affiliées à des universités ou à des entreprises, souvent spécialisées dans l’aérodynamique et le photovoltaïque. À la pointe de la technologie météorologique, les pilotes analysent la position des nuages et leur vitesse de déplacement afin de bénéficier des rayons solaires et d’accélérer.

Si ces voitures roulant à l’énergie solaire pourraient avoir un impact environnemental considérable, les modalités de développement de tels engins dans la vie courante restent encore incertaines. De même que de tels prototypes fonctionnent à merveille dans le paysage désertique australien, il n’en n’est pas moins sûr qu’il en soi de même dans les pays nordiques.

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