Kim et ses strabs sur le grand Internet (© KNS/AFP/Getty Images)

La Corée du Nord ne compte que 28 sites Internet

Le grand Internet a peut-être une limite, finalement.

Kim et ses strabs sur le grand Internet (© KNS/AFP/Getty Images)

Kim et ses srabs sur le grand Internet. (© KNS)

L'opacité entourant le régime dictatorial de Kim Jong-un n'est plus à prouver. Il suffit de regarder le contrôle du grand Internet qui sévit là-bas, le réseau fonctionnant avec quasiment aucune ressources et un accès plus que limité.

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Ce 21 septembre, comme nous l'apprend le quotidien britannique The Guardian, un serveur s'est "ouvert" et a libéré un certain nombre d'informations, notamment concernant des noms de domaines nord-coréens, dont l'extension est .kp. On apprend donc que le Kwangmyong"étoile brillante" pour les non-bilingues — ne comporterait que 28 sites (!), en partie gouvernementaux. À titre de comparaison, il y a près de 125 millions de site en .com là où l'on en comptait plus de 2,5 millions en .fr en 2015.

Cette fuite nous donne donc accès à l'intégralité des 28 sites nord-coréens, répertoriés ici même. Plusieurs médias sont allés y jeter un œil, et c'est aussi austère qu'on l'imagine (rendez-vous sur celui de National Unity, une sorte de guide spirituel presque religieux, vous comprendrez).

Il n'est pas surprenant néanmoins, explique Slate, qui cite par la même occasion ce papier du Monde remontant à 2014, que peu de Nord-Coréens possèdent un ordinateur, puisqu'une autorisation officielle est requise. De plus, une seule marque a accès au marché, Morning Panda, qui est bien évidemment une entreprise d'État et ne produit qu'une centaine de bécanes à l'année. Et on ne parle même pas des connexions, restreintes et réservées principalement aux universités, cybercafés et autres bureaux officiels du régime.

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Par Arthur Cios, publié le 21/09/2016

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