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Conserve the Sound, le site qui archive les sons qui ont disparu de notre quotidien

Publié le

par Pierre Schneidermann

Crédit : Conserve The Sound

Quand Internet snobe le futur et immortalise le passé.

(© Screenshot Conserve the Sound)

Il nous avait échappé, TechCrunch l’a déterré : le projet Conserve the Sound, né en 2013, ambitionne d’archiver les sons qui ont disparu des vieux appareils de notre quotidien. Téléphones d’un autre temps, appareils photo des premières heures, machines à écrire éculées... Voici quelques-uns des objets quotidiens qui échapperont peut-être aux oubliettes de la mémoire.

Signe de sa dévotion complète, Conserve the Sound se considère ni plus ni moins comme le sauveur des "sons en danger de mort". Des interviews vidéo façon madeleines de Proust sont aussi disponibles. Le projet a été mis sur pied par l’agence Chunderseken et est financé par Film und Medienstiftung NRW (Allemagne).

Si Internet est sans conteste une porte spatio-temporelle esclave du futur, on peut s’émerveiller, à rebours, des tentatives sporadiques qui prennent le contre-pied en figeant numériquement le passé. Exemples à l’appui :

  • Archive.org : 327 milliards de vieilles pages Web visitables à l’envie (exemple auto promo : instantané du site Web de Konbini le 22 octobre 2012, le temps passe et passe et beaucoup de choses ont changé). Mais aussi des vieux jeux vidéo, livres, films, etc.
  • Whosampled : pour retrouver 510 000 samples, covers et remix de vieux morceaux.
  • Archives et manuscrits de la BNF : manuscrits, notices, archives, fonds, catalogues toutes époques confondues.
  • Archives du Monde : presque 3 millions d’articles archivés depuis 1944 (accès payant pour une bonne partie d’entre eux).
  • Macaulay Library : 6 843 640 sons, vidéos et images sur la faune sauvage.
  • Art UK : 215 000 œuvres d’art (peintures et dessins principalement) issues de la collection nationale du Royaume-Uni.
  • Université du Michigan : une liste des sites archivant de vieux jeux vidéo (oui, c’est meta).

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