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Le bouton "Safety Check" de Facebook a-t-il tenu ses promesses ?

Publié le

par Marion Olité

Le réseau social de Mark Zuckerberg a réagi rapidement dans la soirée du vendredi, mettant en place son bouton "Safety Check" pendant les attentats parisiens.

Comme bon nombre d'utilisateurs de Facebook, cet internaute a reçu des nouvelles de ses amis parisiens habitant à proximité des sept lieux de la capitale visés hier soir par les terroristes. Vers 1 heure du matin, samedi 14 novembre, le réseau social a commencé à envoyer ce message à ses utilisateurs géolocalisés : "Il semble que vous soyez dans la région touchée par les attaques terroristes à Paris. Dites à vos amis que vous êtes en sécurité. Êtes-vous en sécurité ?". Il suffisait alors de cliquer oui pour indiquer à nos amis que tout allait bien.

Une fonctionnalité plus qu'opportune à un moment de panique généralisée, où chacun tentait de joindre ses proches parisiens pour s'assurer de leur sécurité.

Une fonctionnalité utilisée seulement 4 fois dans l'histoire de Facebook

Fruit d'une réflexion après le tsunami japonais de 2011, ce bouton a été crée en octobre 2014 par Naomi Gleit, Sharon Zeng et l'ingénieur informatique Peter Cottle. Baptisé "Contrôle d’absence de danger" en France, il permet de prévenir ses proches que l'on va bien en cas de catastrophe climatique, attentat ou autre événement dramatique. Si certains sont un peu tête en l'air et ne se signalent pas rapidement, vos amis Facebook peuvent aussi vous noter "en sécurité". 

Le bouton "Safety Chek" a été utilisé par Facebook seulement quatre fois depuis sa création : durant les séismes d'avril et mai 2015 au Népal, puis en octobre dernier lors du passage de l'ouragan Patricia au Mexique. C'est la première fois que le réseau social lançait ce bouton en France, d'où la surprise et les réactions positives qui ont suivi, notamment sur Twitter où les annonces de recherche de personnes se multipliaient.

Les limites du "Safety Check"

Aussi utile et rassurante soit-elle, cette application a ses limites, apparues rapidement après sa mise en place. En 2015, pendant le séisme népalais, de nombreuses personnes résidant en dehors de la zone de danger ont pu l'utiliser, provoquant l'indignation, sans compter les pays où le réseau internet est insuffisant pour que cet outil soit pertinent.

Si l'appli permet de dégrossir, de nombreuses personnes possédant un compte Facebook mais peut-être peu connectées n'ont pas encore checké le bouton, ce qui a pour effet de décupler notre peur pour leur sécurité. Autre problème : si vous avez cliqué sur le bouton "Safety Check" pour quelqu'un d'autre par erreur et que vous souhaitez vous rétracter, retrouver la personne et la décocher via smartphone s'avère assez complexe.

Au final, le bouton "Safety Check" ne remplace pas les autres moyens de communication pour prendre nouvelle de ses proches : DM sur Twitter / Facebook, SMS ou le bon vieux coup de fil. La fonctionnalité de Facebook constitue tout de même un bon complément et permettra de rassurer la famille éloignée et les amis à l'étranger.

De son côté, Google proposait d'appeler gratuitement la France de l'international via Hangouts.

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