En Ouganda, une start-up fabrique des serviettes hygiéniques à bas coût

L’absence de protections hygiéniques accessibles est lourde de conséquences pour les jeunes femmes africaines.

(© Eco-pads/Facebook)

En Ouganda comme dans d’autres pays africains, plus de la moitié des filles manquent l’école au moment de leurs règles. Elles ne peuvent en effet pas se permettre d’acheter des serviettes hygiéniques au prix pratiqué dans les supermarchés, qui représente presque la moitié du salaire moyen mensuel. Elles sont donc contraintes de rester chez elles et prennent alors du retard sur le programme scolaire. Quant aux jeunes filles qui font le choix de ne pas manquer l’école malgré leurs règles, elles se voient obligées d’utiliser des vieux bouts de tissus, des éponges ou encore des feuilles d’arbres séchées.

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La start-up ougandaise Eco-pads s’est attaquée à ce problème en créant une alternative plus accessible et plus sûre pour permettre aux filles d’aller en cours. Grâce à cette initiative locale, le challenge sanitaire auquel font face les jeunes femmes partout en Afrique reçoit enfin l’attention qu’il mérite. L’entreprise a découvert que la canne à sucre est un excellent absorbant, et que les coûts de production ne sont pas très élevés. Après avoir fait bouillir les résidus de la plante pour retirer le sucre et l’adoucir, la fibre sèche est transformée en serviette hygiénique, efficace pendant 9 heures, lavable, biodégradable et réutilisable pendant un an.

Une initiative inspirante qui, on l’espère, va aider des centaines de petites filles partout en Afrique, en leur donnant accès à une éducation qui les sauvera peut-être d’un mariage forcé. Car ces difficultés ne sont pas sans conséquences : des études montrent que sur le continent africain, les filles qui parviennent à aller au collège ont six fois moins de chance de se marier trop jeunes.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

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Par Olanrewaju Eweniyi, publié le 25/08/2017

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