AccueilÉDITO

Ce qu'il faut savoir sur le nuage de pollution qui traverse la France

Publié le

par Clotilde Alfsen

Flickr/ Pollution à Paris / alber_hernandez

Ce mardi 6 décembre, un nuage de pollution, composé de particules fines et de dioxyde d'azote, a commencé à se propager au-dessus de Paris et risque d'atteindre le Sud-Est de la France. Quelles sont les bonnes attitudes à adopter ? 

(Alberto Hernandez/Flickr/CC)

Sans surprise, le pic de pollution qui touche Paris est causé par le trafic routier – mais aussi par le chauffage à bois, dont l'usage est pourtant assez réduit dans la capitale. Son développement est en outre favorisé par les conditions météorologiques actuelles, marquées par une absence de vent et une chute des températures.

Comme l'explique Le Parisien, il s'agit d'un nuage mêlant des particules fines et du dioxyde d'azote. Ces particules sont extrêmement mauvaises pour la santé : en pénétrant dans les voies respiratoires et le sang, elles peuvent générer des cancers, de l'asthme, des allergies ainsi que des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires. Quant au dioxyde d'azote, qui sort des moteurs diesels, il suscite de l'asthme chez l'enfant comme chez l'adulte.

La semaine dernière, la situation était déjà inquiétante. Le seuil d'information a été dépassé le mercredi 30 novembre et le seuil d'urgence les deux jours suivants d'après Airparif, une association qui surveille la qualité de l'air. En effet, ces derniers jours, l'Île-de-France a connu des pics de concentration des particules fines dans l'air de 250 microgrammes par mètre cube (μg/m³), un niveau bien supérieur au seuil d'alerte qui est à 80 μg/m³. Le nuage se déplace vers le Sud de la France et le Nord de l'Italie. Lyon est déjà concernée par un pic de pollution qui affecte ses habitants depuis une semaine. Venu de la Belgique et des Pays-Bas, ce nuage s'était dispersé ce week-end, mais il est revenu en force le 6 décembre.

(© Air Parif)

Mesures de circulation

Pour éviter que la situation ne s'aggrave à cause du trafic routier, un système de circulation alternée a été mis en place : aujourd'hui, seules les voitures immatriculées avec un numéro pair sont autorisées à rouler à Paris et dans la petite couronne. Évidemment, les ambulances, taxis, camions frigorifiques, et autres auto-écoles auront le droit de circuler. Néanmoins, d'après Le Parisien, la décision de verbaliser un contrevenant dépend de la bonne volonté de l'agent de police. S'il décide de vous allumer, vous écoperez de 35 euros d'amende et d'une immobilisation de votre véhicule.

Pour pallier ces contraintes, les transports sont gratuits, tout comme les services Vélib' et Autolib' (pour les nouveaux usagers à la journée). Malheureusement pour les habitants de Lyon, les transports en commun ne seront pas gratuits et la circulation alternée ne sera pas non plus mise en place dans la capitale des Gaules, nous apprend Rue 89 Lyon.

Amis cyclistes, rassurez-vous : l'usage du vélo n'est pas déconseillé lors des pics de pollution, sauf dans le cas de sensibilité particulière. Compte tenu des prévisions météorologiques des prochains jours – pas de vent et du froid – la pollution risque de ne pas se disperser. Ces mesures vont donc probablement être prolongées.

À voir aussi sur konbini :