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Catalogne : le parquet espagnol demande un mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont

Publié le

par Astrid Van Laer

Jeudi 2 novembre, le parquet national espagnol a demandé qu’un mandat d’arrêt européen soit lancé contre Carles Puigdemont et quatre de ses anciens ministres, après que ces derniers, réfugiés en Belgique, ne se sont pas rendus à leur convocation judiciaire. Dans le même temps, huit anciens ministres ont été placés en détention provisoire.

En fuite depuis sa destitution le 27 octobre dernier, l’ancien président de la Catalogne, Carles Puigdemont, s’est réfugié en Belgique avec quatre anciens ministres. Il avait pris la parole en début de semaine, expliquant qu’il refusait de se rendre à la convocation du juge madrilène ce 2 novembre, arguant qu’il attendait des "garanties". Il avait également dénoncé un "procès politique" fait à son encontre.

Quatorze membres de l’ancien gouvernement de M. Puigdemont étaient également cités à comparaître. Parmi eux, cinq étaient aux abonnés absents, dont Carles Puigdemont, donc. Quant aux neuf autres, qui se sont présentés à leur convocation, le parquet a requis pour huit d’entre eux qu’ils soient placés en détention provisoire, sous prétexte qu’ils risquaient de fuir eux aussi, et que le dernier, qui avait démissionné avant la déclaration unilatérale d’indépendance, soit libéré en échange d’une caution d’une valeur de 50 000 euros.

Ils risquent jusqu’à 30 ans de prison

Tous ceux poursuivis pour "sédition" et "rébellion" ont été placés en détention provisoire. Ces chefs d’accusation sont passibles de respectivement 15 et 30 ans de prison, rappelle le Huffington Post. Devant le refus d’obtempérer des cinq exilés en Belgique, le parquet espagnol a demandé qu’un mandat d’arrêt européen soit émis à son encontre dans le but de l’obliger à comparaître, ainsi qu’aux quatre autres anciens ministres, Antoni Comín, Clara Ponsatí, Meritxell Serret et Lluís Puig.

Pour l’heure, Carles Puigdemont n’a pas réagi à cette annonce. La dernière prise de parole du leader indépendantiste a été faite par le biais de l’avocat chargé de sa défense, Paul Bekaert, qui avait prévenu hier que son client ne se présenterait pas à sa convocation, demandant que ce dernier soit interrogé en Belgique :

"Il ne va pas à Madrid, et j’ai proposé qu’on l’interroge ici en Belgique. C’est possible, j’ai déjà eu dans le passé des cas comme ça, quand on a interrogé le suspect en Belgique."

À lire -> Carles Puigdemont continue son combat pour l’indépendance de la Catalogne depuis la Belgique

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