Après les attaques de Bruxelles, la France renforce son arsenal sécuritaire

En réaction aux attentats de Bruxelles, le ministère de l'Intérieur français a annoncé une série de mesures sécuritaires dans le pays, centrées sur les transports.

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Quelques heures après la double attaque terroriste de Bruxelles, qui a fait une trentaine de morts et plus de 200 blessés selon le bilan provisoire des autorités belges, le ministère de l'Intérieur français a annoncé la mise en place d'une série de mesures sécuritaires temporaires pour renforcer les dispositifs déjà installés dans les gares et les aéroports. Principale mesure de l'opération : le déploiement, à compter du 23 mars, de 1 600 policiers et gendarmes supplémentaires  sur tout le territoire. Avec deux objectifs prioritaires : surveiller les frontières et les infrastructures de transport.

En consultant la jolie infographie fournie par France Bleu, on apprend également que 400 de ces policiers et gendarmes supplémentaire seront assignés pour la région de l'Île-de-France, mais aussi que les mesures de contrôle et de palpation seront "systématisées" et que l'accès aux zones publiques des gares et aéroports sera désormais restreints aux seules personnes munies de billets et/ou d'une pièce d'identité. L'opération Sentinelle, enfin, qui mobilise 10 000 militaires (soit un soldat de l'armée de terre sur six) dans les rues de l'Hexagone depuis les attentats du 13 Novembre, sera également réorientée vers les gares et aéroports.

L'Île-de-France et la Belgique, zones les plus surveillées d'Europe de l'Ouest

Ce durcissement des mesures de contrôle, tant à l'intérieur du territoire qu'aux frontières, n'est pas l'apanage de la France. Comme l'indique l'AFP via une carte très utile, la plupart des grands pays européens engagés sur la scène internationale ont eux aussi adopté des stratégies sécuritaires : les Pays-Bas et l'Allemagne ont ainsi renforcé leurs contrôles à la frontière belge tandis que les aéroports de Londres, Francfort, Rome, Copenhague, Prague et Barcelone ont vu leurs dispositifs de sécurité renforcés.

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Selon l'AFP, les deux zones les plus surveillées d'Europe de l'Ouest après les attaques de Bruxelles sont, sans surprise, l'Île-de-France et la Belgique, tandis que six pays se maintiennent en niveau d'alerte élevé. Les attaques de Bruxelles sont déjà le onzième attentat islamiste dans le monde en 2016.

Par Thibault Prévost, publié le 23/03/2016

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