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Les Britanniques le souhaitant pourraient conserver leur citoyenneté européenne

Publié le

par Sophie Tobin

Alors que le processus de Brexit devrait commencer dans les mois à venir, une proposition de parlementaires européens pourrait autoriser les Britanniques résidant dans l'Union européenne à conserver certains de leurs droits.

(© Matthew Kirby/Konbini)

Avec le chaos suscité par le Brexit en juin dernier, les spéculations vont bon train sur les conséquences du référendum, particulièrement en ce qui concerne la liberté de circulation dans l’Union européenne (UE). Le problème est d'autant plus important pour les Britanniques qui vivent et travaillent sur le continent. Cette population d'expatriés, estimée à 1,2 million de personnes, vit désormais dans l'incertitude quant à leur futur dans leur patrie d'adoption.

Selon le journal The Independent, le parlementaire européen luxembourgeois Charles Goerens aurait proposé un plan qui autoriserait ceux qui le souhaitent à conserver une "citoyenneté associée", qui leur permettrait  de conserver leur mobilité actuelle, leur droit de travailler sans visa spécial et celui de voter aux élections européennes. Seul inconvénient : ce choix serait payant (aucun montant n'a été révélé pour le moment).

Au cœur des négociations

Soutenu par Guy Verhofsdat, l'ancien Premier ministre belge désormais en charge des négociations du Brexit au Parlement européen, ce plan serait apparu pour la première fois dans un rapport qui préconise des changements sur le long terme, avec à la clef un nouveau traité de l'UE. Il recommandait alors de proposer ces mêmes droits à tous les citoyens d’anciens pays membres. Mais la situation des Britanniques étant trop pressante pour attendre un nouveau grand traité, le plan devrait faire partie des négociations post-Brexit.

Pour rappel, la Chambre des communes britannique a accepté le 8 décembre le calendrier de la Première ministre Theresa May, qui prévoit que l’article 50 du traité de Lisbonne (celui qui encadre les départs de l'UE) sera invoqué d'ici mars prochain. C’est bien sûr au Parlement européen que tout va se décider et, comme l'indique Le Point, certains pays déterminés à punir le Royaume-Uni pourraient ne pas voir ce projet d'un bon œil... à commencer par la France.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

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