AccueilÉDITO

Bike Kill : le festival de vélo aussi punk que barré de Brooklyn

Publié le

par Kimberly B. Johnson

Une manifestation underground et psychédélique entourée de mystère.

Dans un hangar industriel dans l’Est du quartier de Bushwick, au cœur de Brooklyn, un groupe de cyclistes complètement barrés organise chaque année un rassemblement électrifiant et mystérieux : le Bike Kill. Décrit par le New York Times comme "Mad Max avec une pointe de Jackass", l’évènement organisé par le Black Label Bike Club est la rencontre à ne pas manquer pour découvrir toutes les facettes de cette contre-culture underground, chaotique et confidentielle.

Une cour des miracles post-apocalyptique

Réputé pour être le premier "gang de truands à vélo", le Black Label Bike Club a été fondé à Minneapolis (Minnesota) au début des années 1900 par deux moustachus des bas-fonds. Ils ont donné naissance à la contre-culture du "vélo mutant", en empilant et en soudant des guidons et des carcasses pour créer des véhicules toujours plus délirants.

Au fil des années, le club s’est agrandi et compte maintenant des membres au Texas et en Suède – même si son plus grand chapitre reste celui de New York, où il organise son festival annuel. Véritable cour des miracles post-apocalyptique avec des vélos, Bike Kill invite ses participants à montrer leurs créations mutantes et à pédaler jusqu’à les détruire.

Les curieux qui viennent assister à l’évènement peuvent s’attendre à voir voler des débris de vélos, à admirer des costumes faits maison et à assister à des joutes en bicyclettes – le tout dans une ambiance célébrant la créativité, la douce folie et la destruction.

A post shared by Steve Kong (@_stevekong) on

A post shared by O it me PB (@bbestever) on

Un événement ouvert à tous

Conrad Carlson, membre de la branche new yorkaise du club, décrit le festival comme un "jour entier de liberté, à travers le chaos, dans les rues". Il résume l’expérience comme une "pure célébration de la créativité avec des vélos et sur des vélos", avant d’ajouter : "On ne peut pas vraiment l’expliquer, il faut y être."

Comme beaucoup de mouvements et d’évènements contre-culturels, toute la beauté de Bike Kill réside dans son mystère. Aujourd’hui, Conrad Carlson explique : "En tant que club, nous ne parlons pas avec les médias, mais nous abattons une quantité incroyable de travail pour rendre cet évènement accessible à tout le monde."

Laconique, il révèle seulement que la prochaine édition du festival aura lieu en octobre prochain à Bushwick. Pour plus de magie, allez jeter un coup d’œil aux photos de Bike Kill sur Instagram.

A post shared by KevinBurney (@wretchedbeast) on

A post shared by Tod Seelie (@todseelie) on

A post shared by Phil Buehler (@pwbuehler) on

A post shared by Bryan Boor (@cars_r.coffins) on

A post shared by Tod Seelie (@todseelie) on

A post shared by Tod Seelie (@todseelie) on

Traduit de l'anglais par Sophie Janinet

À voir aussi sur konbini :