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Bernard Cazeneuve est nommé Premier ministre

Publié le

par Théo Mercadier

(source : Wikipedia commons / State Chancellery of Latvia)

Avec la démission de Manuel Valls du poste de Premier ministre, des places se sont libérées au gouvernement. Pas beaucoup. 

(© Wikipédia Commons)

À part si vous sortez d'une très longue sieste, vous êtes probablement déjà au courant que Manuel Valls est candidat à l'élection présidentielle de 2017. Et ce dernier, plein d'une touchante intégrité, a estimé qu'il était préférable de quitter son poste de Premier ministre afin de plonger comme il se doit dans la course au poste suprême (en fait, cela lui permet surtout de se détacher du bilan catastrophique de François Hollande). Tous les médias attendaient donc avec impatience le nom de celui qui remplacerait Manuel Valls comme chef du gouvernement et guettaient d'éventuels remaniements ministériels. Autant dire qu'on n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, puisque rien n'a bougé ou presque.

Premier ministre : Bernard Cazeneuve

L'ex-Ministre de l'Intérieur voit sa fidélité récompensée. D'abord nommé au ministère du Budget après la tempête Cahuzac, il est finalement nommé à l'Intérieur lorsque Manuel Valls devient Premier ministre. C'est Bernard Cazeneuve et son ministère qui on dû faire face à la vague d'attentats qui ont touché la France en 2015 et 2016. Une mission accomplie avec rigueur et sang-froid, à la limite du robot, ce qui lui vaut aujourd'hui l'estime de la gauche comme de la droite, qui apprécie qu'il ne perde pas son temps en petites phrases assassines. Il a toujours été loyal à François Hollande, n'ayant jamais une déclaration contraire à celle de l'exécutif. Un attribut bien rare dans ce gouvernement dont la cacophonie et les contradictions sont peu à peu devenues la marque de fabrique.

La seule faille du robot Cazeneuve ? En mai 2016, un internaute avisé constate que le community manager du ministre like une publication d'un site… fétichiste de la fessée. Délicieux.

Ministre de l'Intérieur : Bruno Le Roux

(©capture d'écran RFI)

Ils ne sont pas nombreux, les fidèles du président Hollande. Pour Bruno Le Roux, c'est le grand jour : il rentre au ministère de l'Intérieur après avoir assuré pendant quatre ans la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée, une tâche rendue ingrate par la grogne continuelle des députés "frondeurs". S'il n'est pas spécialiste des questions de sécurité, il s'y connaît quand même un peu puisqu'il a été délégué national du Parti socialiste chargé des questions de sécurité et de police en... 1995, bon.

Quoi qu'il en soit, Bernard Cazeneuve devrait garder la mainmise sur les questions brûlantes concernant la sécurité. L'idée qu'il cumule officiellement les fonctions de Premier ministre et de ministre de l'Intérieur a même été évoquée, avant d'être abandonnée. Mais il restera le vrai chef de la sécurité intérieure, et Bruno Le Roux ne devrait donc pas avoir des journées trop stressantes d'ici la fin du quinquennat, tout en profitant des dorures de la place Beauvau.

À part ça, un petit jeu de chaises musicales a fait changé de places Jean-Marie Le Guen, désormais secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie, et André Vallini, nouveau secrétaire d'État en charge des relations avec le Parlement. Assurément de quoi chambouler le jeu politique français !

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