Barack Obama (Crédits image : Mark Nozell)

Barack Obama sauve l'iPhone 4 sur le territoire américain

L'iPhone 4 vient d'être secouru dans les eaux troubles des brevets. Derrière ce sauvetage, l'homme politique le plus haut placé des États-Unis : Barack Obama.

Barack Obama (Crédits image : Mark Nozell)

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Il s'en est fallu de peu. En juin dernier, Apple était condamné par l'ITC (l'International Trade Commission) pour avoir violé un brevet déposé par Samsung en 2000 dont la technologie cellulaire concernait la 3G. Et les produits concernés étaient nombreux : les modèles 3, 3GS et 4 de son célèbre iPhone, ainsi que les versions 1 et 2 de l’iPad.

La condamnation du gendarme du commerce américain impliquait une décision drastique : l'interdiction de vente sur le sol américain, ce lundi 5 août, de ces produits, même si cela ne concernait que l'iPhone 4, seul téléphone concerné encore en vente aux États-Unis. Mais ce week-end, le président Barack Obama a fait jouer son droit de veto à ce verdict. Une initiative  qui n'avait pas été prise par l'administration américaine depuis... 1987. Elle était supportée par un puissant lobby d'entreprises américaines, de Microsoft à Intel en passant par Oracle.

Et c'est par la voix de Michael Froman, représentant du Commerce, que la décision a été annoncée, évoquant "les effets sur les conditions de la concurrence sur l'économie américaine et les effets sur les consommateurs américains".

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Interrogé par l'AFP, la porte-parole d'Apple Kristin Huguet a affirmé :

Nous applaudissons l'administration pour sa défense de l'innovation dans cette affaire symbolique. Samsung avait tort d'abuser le système de brevets de cette manière.

Les réactions ne se sont pas faites attendre en Corée du Sud. Samsung s'est dit déçu, la presse du pays a pointé du doigt un protectionnisme "éhonté" et le ministre coréen de l'Economie a demandé à ce que le gouvernement américain et l'ITC soient équitables. Il y a un an, une cour fédérale américaine avait condamné Samsung à 1 milliard de dollars d'amende (depuis recalculée pour 450 millions de dollars). La juge Lucy Koh avait au même moment refusé de bannir les produits Samsung du marché américain.

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Par Louis Lepron, publié le 05/08/2013

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