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Obama interdit définitivement les nouveaux forages en Arctique

Publié le

par Jeanne Pouget

L’Arctique abrite une faune exceptionnelle : ours polaire, renard isatis, morse, narval… Toutes ces espèces ont besoin de la banquise pour survivre. (© Lwp Kommunikáció / Flickr)

Un mois avant l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama accélère sa politique en faveur de la préservation de l'environnement.

L'Arctique abrite une faune exceptionnelle : ours polaires, renards isatis, morses, narvals… Toutes ces espèces ont besoin de la banquise pour survivre. (© Lwp Kommunikáció/Flickr/CC)

Le président Barack Obama a annoncé, mardi 20 décembre, l'interdiction permanente de tout nouveau forage gazier ou pétrolier dans l'océan Arctique, sur une zone de plus de 46 millions d'hectares. Une décision qui ne pourra pas être remise en cause par son successeur, car elle s'appuie sur une loi de 1953, l’Outer Continental Shelf Lands Act, qui donne au président le pouvoir de protéger de façon pérenne les eaux fédérales contre les exploitations hydrocarbures. Le président en a aussi profité pour interdire les forages dans 31 canyons sous-marins de l'Atlantique. Une façon de prendre les devants sur l'administration Trump et son programme climatosceptique.

Cette décision du président démocrate sortant est complétée par une démarche similaire du Canada, qui a annoncé l'interdiction de tout nouveau forage de pétrole ou de gaz dans les eaux canadiennes de l'Arctique, avec une révision prévue tous les cinq ans. Dans un communiqué relayé par le Washington Post, Barack Obama a souligné l'importance de cette politique environnementale internationale :

"Ces mesures protègent un écosystème sensible et unique que l’on ne retrouve dans aucune autre région du globe [...] En partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les États-Unis franchissent une étape historique pour […] préserver les écosystèmes de l’Arctique."

Si les organisations de défense de l'environnement ont salué l'initiative du président démocrate, le lobby pétrolier américain, l'American Petroleum Institute (API), a estimé quant à lui que cette décision entraînait les États-Unis "dans la mauvaise direction". Un mécontentement qui ne devrait étonner personne dans la mesure où l'Arctique apparaît aux yeux des compagnies pétrolière comme une terre promise : cet océan renfermerait 13 % des ressources mondiales non découvertes de pétrole et 30 % de celles de gaz naturel. Une aubaine qui fait du grand Nord une terre de convoitise à protéger d'urgence.

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