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Avorter en Europe : appel à témoignages

Publié le

par Mélissa Perraudeau

Jenny Slate dans Obvious Child, Copyright Chris Teague @http://www.allocine.fr/film/fichefilm-226610/photos/detail/?cmediafile=21111358

Vous avez voulu avorter dans un pays européen ? Racontez-nous si et comment vous avez été accompagnée pour cette IVG, à l’occasion de la journée de mobilisation pour une harmonisation européenne du droit à l’avortement le 28 septembre.

Jenny Slate dans <em>Obvious Child</em>, (© Chris Teague).

L’avortement, l’interruption volontaire de grossesse, est un droit pour lequel il semble toujours falloir lutter, y compris en France. Il y a moins d’un an, quatre femmes signaient par exemple une lettre ouverte sur Konbini pour dénoncer les récentes attaques contre ce droit essentiel à disposer de son corps. L’année dernière, une organisation proche de la Manif pour tous distribuait des brochures anti-avortement dans des lycées privés. Ou encore, il y a deux mois, un collectif anti-IVG se servait du nom de Simone Veil pour sa propagande. L’IVG est pourtant légale en France depuis la loi Veil du 17 janvier 1975, modifiée par la loi du 4 juillet 2001. En 2016, 211 900 IVG ont été réalisées en France comme France Info le rapporte. Les Françaises peuvent ainsi interrompre leur grossesse jusqu’à la douzième semaine de grossesse, ou quatorze semaines d’aménorrhée (la date des dernières règles).

Que "le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens"

Mais ses conditions ne sont pas toujours faciles : cet été, des femmes ont ainsi dénoncé comment les conditions d’accès et donc d’avortement étaient compliquées pendant la période des vacances. Faute d’obtenir une place à temps, certaines femmes étaient forcées d’aller avorter à l’étranger, dans des pays où les délais sont plus longs. Comme en Hollande (22 semaines d’aménorrhée) ou en Angleterre (24 semaines). 5 000 à 6 000 Françaises iraient avorter à l’étranger chaque année, selon les chiffres du Planning familial. Et si certains voisins européens semblent ainsi plus progressifs que la France, d’autres n’ont toujours pas légalisé l’accès à l’avortement pour toutes. Il est ainsi par exemple interdit à Malte, et sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne.

Au sein de l’Europe, chaque État est en effet libre de sa position légale sur l’IVG, d’où l’appel d’associations, de syndicats, partis et collectifs dans toute l’Europe à se mobiliser pour la journée internationale pour le droit à l’avortement le 28 septembre. Une pétition sera déposée ce jour-là au Parlement européen à Bruxelles pour exiger "que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe" en vue d’une "harmonisation européenne". Ses signataires appellent donc "à la construction d’une mobilisation européenne autour du 28 septembre 2017", et dans cette perspective, nous aimerions relayer vos témoignages d’avortement en Europe. Vous avez souhaité interrompre une grossesse en Europe ? En Irlande, en Pologne, en Angleterre et/ou encore en France ? Témoignez sur Konbini.

Envoyez un mail avec pour objet "avortement en Europe" à melissa.perraudeau@konbini.com en précisant si vous souhaitez rester anonyme ou non. Racontez-nous dans quel pays vous avez voulu avorter et si cela a été possible, comment cela s’est passé, comment on vous a prise en charge, si vous avez été bien accompagnée ou non, ce qu’il faut à votre sens améliorer… et tout ce que vous souhaitez dire sur le sujet.

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