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Avocats : la sécheresse et la surconsommation entraînent une vague de pillages de récoltes

Publié le

par Olivia Cassano

En surconsommant l'avocat ici, on encourage des phénomènes criminels à l'autre bout de la planète.

Qu’on le mette sur un toast, qu’on le sculpte en forme de rose, qu’on le serve avec un œuf poché, ou qu’on l’écrase pour obtenir un simple guacamole, il est impossible d’échapper à l’avocat. Certains l’incorporent même à des desserts sans que cela ne choque personne. Quelle que soit la forme sous laquelle on le déguste, le vert de l’avocat est toujours photogénique et égaye tous les jours votre #PornFood sur Instagram.

Mais notre passion pour l’avocat de ce côté-ci de la planète a des conséquences néfastes de l’autre côté du globe. En effet, d’après le Guardian, notre consommation d’avocats aurait indirectement entraîné une vague de délits en Nouvelle-Zélande.

Notre appétit vorace pour ce fruit aux couleurs somptueuses — combiné à la sécheresse en cours en Californie — a entraîné une pénurie d’avocats. Ce qui a à son tour poussé des délinquants Néo-Zélandais à voler des récoltes pour les revendre.

En 2016, on compte déjà plus de 40 vols de grande envergure dans des vergers. Durant ces razzias, les voleurs s’emparent parfois de 350 avocats à la fois, ce qui donne la mesure de la planification de ces pillages. Tout ça pour apaiser notre envie d’avocats.

Les récoltes de l’année dernière étaient déjà décevantes, mais la demande ne cesse de croître. Les agriculteurs peinent à essayer de suivre le rythme. La grande majorité de leur récolte est destinée au marché international.

Le site officiel de l’avocat de Nouvelle-Zélande affirme que les citoyens néo-zélandais ont acheté en moyenne 5,5 avocats par an. L’année précédente, ce chiffre était de 4,8. Chaque fruit vaut parfois jusqu’à 5 euros.

Cette vague de pillages pousse les agriculteurs à devenir de plus en plus méfiants et à protéger davantage leurs récoltes. Beaucoup ont fait l’acquisition d’alarmes et d’éclairages sophistiqués. La prochaine fois que vous aurez envie de vous plaindre genre "comment ça il y a plus de guacamole", pensez plutôt aux agriculteurs.

Traduit de l'anglais par Dario

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