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Deux mois jour pour jour après les attentats, Le Carillon rouvre ses portes

Publié le

par Inès Bouchareb

Le Carillon, café parisien du 10e arrondissement qui fut l'une des cibles des attentats du 13 novembre, va rouvrir ses portes le mercredi 13 janvier.

Le Carillon, café du 10e arrondissement de Paris, avant les attentats du 13 novembre (© afvt.org).

Après la Bonne Bière et le Comptoir Voltaire, deux cafés du 11e arrondissement de Paris, c'est au tour du Carillon de remettre le couvert. Ce bistrot de la rue Alibert (10e arrondissement), cible des attentats du 13 novembre et voisin du Petit Cambodge, rouvrira ses portes mercredi 13 janvier. C'est au Parisien qu'Ali Amokrane, patron de l'établissement, s'est confié :

"Ce sera le 13 janvier, deux mois jours pour jour après le 13 novembre, Il n’y a rien de plus à dire. On va essayer de surmonter tout ça."

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Situé juste en face, Le Petit Cambodge a annoncé sur Facebook qu'il servirait de nouveau ses bobun à la fin du mois et promet "un lieu quelque peu différent tout en respectant ce qui a fait que Le Petit Cambodge était ce restaurant où chacun venait chercher un peu de rêve, de décontraction, de détente". Un défi que ces deux établissements des rues Alibert et Bichat sont prêts à relever, après que 15 personnes sont tombés sous les balles des terroristes, ce sombre vendredi de novembre.

Sur le chantier de la pizzeria Casa Nostra, rue de la Fontaine-au-Roi (11e arrondissement), un ouvrier parle d'une réouverture "en début de semaine prochaine si tout se passe bien", d'après Le Parisien. Et c'est sous de nouvelles couleurs que ce restaurant italien renaît de ses cendres, après la polémique du Petit Journal selon laquelle son gérant aurait vendu les images des caméras de surveillance du soir des attentats à un quotidien anglais, pour la coquette somme de 50 000 euros. Une information que le restaurant a vite démentie.

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À La Belle Équipe, où 19 personnes ont péri sous les balles, on travaille à la réouverture du café sans toutefois fixer de date précise. Sur Facebook, Grégory Reibenberg, le patron de l'établissement a déclaré :

"Rien n’est réparable donc on va tout recommencer. La Belle ÉLquipe ne gardera que son nom et bien sûr son âme. Cela prendra le temps qu’il faut. On vous donne rendez-vous un matin de 2016 à 8 heures comme d’habitude. Vivement 2016 et surtout faites la fête et aimez-vous."

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