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En Arctique, un record historique des températures inquiète les scientifiques

Publié le

par Clotilde Alfsen

Fonte des glaces / Flickr / Nasa Goddard Space Flight Center

Il fait de plus en plus chaud tout au Nord de notre planète. Par conséquent, le niveau des glaces arctiques pourrait être au plus bas l'année prochaine. 

La banquise du pôle Nord a perdu 30 % de sa surface ces 25 dernières années. (© Nasa Goddard Space Flight Center/Flickr/CC)

L'Arctique connaît en ce moment des températures anormalement élevées, tant dans l'air que dans la mer. Celles-ci empêchent la reformation annuelle de la banquise, d'après des chercheurs danois et américains. La mer est ainsi 4°C plus chaude que d'ordinaire, et l'air... 20°C plus chaud. Du jamais vu pour cette période de l'année, au cours de laquelle il devrait faire - 25°C.

D'après les scientifiques, c'est un cercle vicieux : le niveau de glace très bas a donné un automne plus chaud que d'habitude, ce qui a ensuite diminué les différences de températures entre l'Arctique et les moyennes latitudes. En raison de ces températures trop élevées, la glace peine à se reformer.

Surprise des scientifiques

La surface des glaces de l'Arctique s'est réduite de 30 % en 25 ans. Cette semaine, elles sont au niveau le plus bas jamais enregistré pour le mois de novembre. Le niveau est largement plus bas qu'en 2012, alors que le niveau des glaces avait déjà atteint un record annuel.

La cause de ces températures extraordinaires est, bien évidemment, le changement climatique. Les scientifiques de l'université de Rutgers et de l'Institut de météorologie de Copenhague en sont convaincus, et ils ne sont pas les seuls. Les chercheurs se disent extrêmement surpris de la vitesse à laquelle les températures augmentent. Les données dépassent largement leurs prévisions. En conséquence, l'année prochaine, les glaces pourraient être encore plus fines qu'en 2012.

Ed Blockley, scientifique de l'Office météorologique britannique spécialiste du climat polaire confirme : "Ces températures anormales ne sont pas sans précédent, mais c'est tout de même extraordinaire. Nous assistons à une continuelle réduction des glaces."

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