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Même l'Arabie saoudite se met aux énergies vertes

Publié le

par Jeanne Pouget

© Anna Jiménez Calaf/Unsplash

Le pays de l'or noir affiche désormais son ambition de produire 10 % de son électricité à partir de sources d’énergies renouvelables d'ici 2023. 

© Anna Jiménez Calaf/Unsplash

C'est un petit pas pour l'Arabie saoudite mais un grand pas pour les énergies propres. Le premier exportateur mondial de brut dont la quasi-totalité de l'électricité provient du pétrole et du gaz est en passe de se laisser séduire par l'investissement dans le secteur des énergies renouvelables. C'est en tous cas ce qu'à annoncé en grandes pompes le ministre de l'énergie saoudien Khaled Al-Faleh ce lundi 17 avril lors d'un forum dédié à l’investissement dans les énergies renouvelables organisé à Riyad. "Nous voulons que le royaume devienne à moyen terme un pays qui développe, fabrique et exporte des technologies avancées de production d’énergies renouvelables" a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Monde.

Un investissement de 50 milliards de dollars

Le gouvernement saoudien serait donc déterminé à s'engager dans un "ambitieux" programme d'investissement dans le solaire et l'éolien, pour un coût total allant de 30 à 50 milliards de dollars (28 à 47 milliards d'euros), par le biais de "trente projets" d’une capacité totale de 10 000 mégawatts (MW) d’énergies propres. Le ministre en a ainsi profité pour donner le coup d’envoi d’un appel d’offres ouvert aux entreprises étrangères pour la première centrale solaire du pays de 300 mégawatts et d’un parc éolien de 400 mégawatts.

Une véritable "transformation" que le ministre a mis en parallèle avec la découverte des réserves de pétroles dans les années 1930. Ces déclarations interviennent alors que le prix du brut et les exportations sont au plus bas, affaiblissant par ricochet son économie et creusant son déficit public. Alors, depuis un an, le vice-prince héritier Mohammed Ben Salman a lancé un vaste programme de réformes économiques. Intitulé Vision 2030, il chante les louange de nouveaux modèles durables notant que "Même si le pétrole et le gaz sont des piliers essentiels de notre économie, nous avons commencé à développer nos investissement dans d'autres secteurs".

S'il ne s'agit pour l'instant que de 10% d'énergies vertes, la volonté de s'ouvrir à d'autres modèles est en tous cas affichée, et cela ne peut que constituer un pas en avant.

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