(Crédits image : Shutterstock)

Sur le front des applications de détection faciale

Deux applications de détection faciale ont fait parler d'elles cette semaine et ont retenu notre attention. Focus sur Umoove et Nametag.

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Les appareils de détection physique tels que Kinect ont été une petite révolution lors de leur mise sur le marché à la fin des années 2000. Capables de détecter et de transcrire un mouvement dans un jeu vidéo, leur technologie marquait un pas en avant dans le domaine de l'interactivité homme-machine. Aujourd'hui, de nombreux systèmes vont plus loin et amorcent les balbutiements de la détection faciale.

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Aucun système mobile n'était encore capable de réagir efficacement en interaction avec le corps humain face à lui. Jusqu'à ce que des Israéliens créent Umoove, capable d'interpréter les mouvements de votre visage... mais aussi la précision de votre regard. Découvrez son impressionnante vidéo de présentation ci-dessous.

Oui, Umoove vous prédit un futur dans lequel il suffira d'incliner le visage pour jouer aux jeux vidéo sur votre tablette ou votre mobile. Comme le suggère la vidéo, un mouvement de tête vers le haut et vous déplacez votre avatar, rechargez un M-16, ou envoyez carrément un missile sur votre cible, etc. En plus de prendre en compte les mouvements de votre tête pour les retranscrire, Umoove est doté d'un détecteur pistant ceux de vos yeux. Bigre.

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Détecteur oculaire : pas pour demain

Umoove est un produit qui semble non seulement fascinant, mais aussi tout à fait en avance sur son temps. Encore au stade des tâtonnements, Yitzi Kempinski, PDG de Umoove, a expliqué à Mashable vouloir avancer pas à pas : "Nous allons lancer un projet pilote avec l'un de nos partenaires dans les prochains mois et publierons un produit avec un autre de nos partenaires. Mais par opposition au FaceSDK [le détecteur facial, ndr], l'EyeSDK [le détecteur oculaire, ndr] ne sera pas disponible au grand public. Il ne sera disponible qu'à divers partenaires stratégiques seulement".

Pour le moment ? Il est possible de télécharger un premier jeu de fabrication maison, disponible en version iOs et à tester vous-mêmes - une version Android est dans les tuyaux et devrait bientôt sortir. Dans ce jeu, vous incarnez un personnage volant dont l'objectif est d'attraper des fioles de potion... en inclinant doucement votre tête de droite à gauche pour le piloter. On vous laisse l'essayer et nous raconter l'expérience.

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Reconnaissance faciale intrusive

Cette application vous en rappelle une autre ? Peut-être est-ce parce que vous avez entendu parler de Nametag. Celle-ci n'est pas une application de jeu comme Umoove mais un système de reconnaissance faciale qui permet l'identification d'individus simplement grâce à une photo.

Comprenant des similitudes avec Umoove dans l'agilité de la technologie exploitée, Nametag devrait encore plus faire parler à cause de son caractère intrusif. Pas moins de 450 000 profils seraient renseignés dans sa base de données à partir d'une banque d'informations de délinquants sexuels américains.

Délinquants sexuels dont, sauf erreur, Kanye West et Bryan Cranston n'en font pas parti. Voilà en tout cas ce que vous voyez grâce à l'application Nametag. (Crédits image : Capture Youtube)

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Dans sa vidéo officielle de présentation, l'application Nametag est essayée sur Google Glass. Pour autant, selon le Guardian, la firme du moteur de recherche a décidé d'empêcher Nametag et d'autres applications de reconnaissance visuelle d'utiliser ses lunettes connectées pour fonctionner.

Vous pouvez toujours goûter à l'inquiétante vidéo de présentation de Nametag ci-dessous. Dans celle-ci, le porte-parole de l'application n'hésite pas à exemplifier son application - impressionnante au demeurant - en scannant les photos de visages célèbres comme ceux de Kanye West, Bryan Cranston et Taylor Swift... puis d'un délinquant sexuel.

Évidemment, l'application peut le faire sur des photos mais aussi sur de "vrais" visages croisés dans la rue, au bureau, dans le métro ou dans un bar. Cela en dit long à la fois sur l'usage réservé à cette application et sur la culture américaine, décidément séparée par un océan d'incompréhension avec la nôtre.

Par Théo Chapuis, publié le 16/01/2014

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