Appel à témoignages : racontez-nous vos expériences avec les crises d’angoisse

Une crise d’angoisse survient brutalement, sans signes préalables. Elle est une surréaction de l’organisme face au stress et provoque des symptômes physiques inquiétants. Parce qu’en parler théoriquement n’aurait pas le même impact que de raconter vos vraies histoires, nous vous invitons à vous confier à nous.

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Dans American Ultra, le personnage joué par Jesse Eisenberg est sujet à des crises d’angoisse. (© Metropolitan Filmexport)

Des tremblements secouent son corps. L’hyperventilation survient, accompagnée d’une sensation de vertige. Son cœur bat très vite, de manière irrégulière, et l’idée que la mort est proche fait son apparition. Après tout, ça ressemble à une crise cardiaque. Cinq ou vingt minutes passent lentement (voire très lentement) avant qu’il ne comprenne que tout ira mieux, que tout va bien, qu’il ne va pas mourir. Ce n’était qu’une crise d’angoisse.

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En anglais on appelle ça une "panic attack", un terme qui évoque mieux la sensation d’agression. Drogue, alcool, dépression, stress… Les causes des crises d’angoisse sont nombreuses. Elles surviennent à l’adolescence ou à l’âge adulte, chez n’importe qui et aléatoirement. Lorsqu’elles surviennent, il est souvent impossible de comprendre ce qu’il se passe.

Pourquoi ? Sûrement parce que personne ne nous en a jamais parlé. Sûrement parce que l’on ne se doutait pas du fait que ça existait. La santé mentale reste un tabou intergénérationnel… Dès le plus jeune âge, on nous apprend qu’il faut désinfecter ses plaies et mettre des pansements lorsque l’on se fait mal. En revanche, on se garde bien de nous dire ce qu’il faut faire lorsque l’on se fait rejeter, lorsque l’on vit un moment difficile, lorsque l’on se met à pleurer pour quelque chose de plus abstrait. Pour beaucoup, le mal n’est là que lorsqu’on le voit. L’anxiété est rarement acceptée, comprise ou même considérée. Afin de mettre en lumière ce phénomène et d’informer nos lecteurs sur ce type de perte de contrôle, nous aimerions avoir vos témoignages (qui pourront être complètement anonymes).

Si vous avez déjà ressenti cette impression de danger immédiat, ces sensations physiques désagréables (palpitation, douleur dans la poitrine, faiblesse, sueur, tremblement, etc.) et une peur intense (celle de devenir fou, celle de mourir), nous vous invitons à nous écrire un mail avec pour objet "crise d’angoisse" à chayma.mehenna@konbini.com, en précisant si vous souhaitez rester anonyme ou non.

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Racontez-nous ce à quoi ce(s) moment(s) ressemblai(en)t, quelles en ont été les conséquences sur votre vie personnelle et/ou professionnelle, si ça vous arrive régulièrement, si vous êtes allé consulter un médecin, comment votre entourage a réagi, comment vous faites pour les éviter ou les arrêter… Et tout ce que vous souhaitez dire d’autre sur le sujet.

Par Chayma Mehenna, publié le 13/07/2017

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