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Un an après, l'appel à l'aide d'une rescapée des attentats de Paris

Publié le

par Théo Mercadier

Dans un long thread Twitter, une rescapée des attaques du 13 Novembre fustige avec des mots crus l'absence d'aide des pouvoirs publics et l'indécence des médias.

C'est à se demander si notre secrétariat d'État à l'Aide aux victimes n'aurait pas légèrement oublié sa mission initiale. Ce portefeuille a été confié fin 2015 à Juliette Méadel en réaction à la vague d'attentats qui avait frappé la France. Sa mission est d'améliorer l'accompagnement individualisé de chaque victime, "non seulement dans les minutes et les jours qui suivent l’événement dramatique, mais aussi et surtout dans les mois et les années durant lesquels les victimes se reconstruisent" (déclaration sur le site officiel). L'aide aux victimes, cette "grande cause nationale" qui met tout le monde d'accord – à droite comme à gauche –, cette grande entreprise nécessaire à la gestion du stress post-traumatique des survivants et à la cicatrisation de leurs blessures physiques comme morales.

Loin des discours et des annonces politiques, loin des enjeux électoraux et de l'humanisme affiché, la réalité est tout autre. Sophie, blessée par balle le 13 novembre 2015 au Bataclan, raconte dans une série de tweets rageuse la solitude qui a suivi sa sortie de l'hôpital.

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