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Angela Merkel a échoué à former une coalition gouvernementale

Publié le

par Astrid Van Laer

Après avoir reconnu son incapacité à former une coalition gouvernementale stable, la chancelière allemande a indiqué "déplorer" un échec. La possibilité que de nouvelles élections législatives soient organisées en 2018 est désormais des plus probables.

Lors des élections législatives du dimanche 24 septembre, le parti d’Angela Merkel, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), était sorti vainqueur, mais son score (le pire depuis 1949) ne lui a pas permis de disposer de la majorité au Bundestag.

La chancelière, qui préside également la CDU, devait composer son nouveau gouvernement ce week-end, mais elle n’y est pas parvenue. En effet, la difficulté à composer avec des partis divers n’a pas permis d’aboutir à une quelconque forme d’accord, et donc à la formation d’une coalition gouvernementale.

Le leader du Parti libéral-démocrate, Christian Lindner, a pour sa part claqué la porte en déclarant qu’il valait mieux "ne pas gouverner que mal gouverner". De même, aucun accord n’a pour l’instant été trouvé avec les écologistes. L’absence d’un gouvernement équilibré et d’une majorité pour la chancelière pourrait grandement paralyser sa capacité à gouverner pendant quelque temps.

De nouvelles élections en 2018 ?

Dans la nuit de dimanche à lundi, Angela Merkel a déclaré : "Je déplore que nous n’ayons pu trouver une solution commune", avant de promettre de "tout faire pour que [le] pays soit bien dirigé au cours des semaines difficiles à venir".

Lundi 20 novembre au matin, les retombées économiques se sont déjà fait sentir, avec une baisse de la valeur de l’euro, qui a perdu 0,5 % en comparaison au dollar (et de 0,6 % par rapport à la valeur du yen), selon Reuters. Une conséquence immédiate qui laisse penser qu’une solution doit être trouvée dans les plus brefs délais.

Par conséquent, de nouvelles élections pourraient être organisées au début de l’année 2018. Néanmoins, l’immense percée de l’extrême droite lors du dernier scrutin pourrait bien décourager le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, à qui revient la décision de les convoquer ou non. En effet, en septembre, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) avait fait son entrée au Parlement, remportant 94 sièges.

À l’heure qu’il est, la chancelière et le chef d’État allemands sont en discussion, et une déclaration de Frank-Walter Steinmeier est attendue à 14 heures 30.

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