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Accusations de violences sexuelles à l’ONU : la loi de l’omerta dénoncée

Publié le

par Astrid Van Laer

D’après le quotidien britannique The Guardian, des cas d’agressions et d’harcèlements sexuels ont été étouffés à l’ONU pour éviter des scandales.

D’après The Guardian, qui a publié un article ce jeudi 18 janvier sur des violences sexuelles qui auraient eu lieu à l’Organisation des nations unies (ONU), l’omerta régnerait au sein de cette institution, déjà connue pour sa forte opacité.

Après avoir interrogé "des douzaines d’employé·e·s et anciens employé·e·s", le quotidien affirme que 15 d’entre eux auraient subi ou rapporté des cas allant du harcèlement sexuel au viol durant les cinq dernières années. Néanmoins, il pointe du doigt une "culture de l’impunité", ainsi qu’un "système de grief défectueux qui défavorise les victimes". Une jeune femme a confié au journal :

"Si vous le signalez en interne, votre carrière est pratiquement finie, surtout si vous êtes consultant·e."

Le Guardian explique que de nombreuses femmes refusent de se plaindre en interne par peur de perdre leur emploi. Il rapporte le cas d’une plaignante dont le visa de travail n’a pas été renouvelé, tout comme son contrat, après que sa plainte pour viol à l’encontre de l’un de ses supérieurs hiérarchiques n’a pas abouti en raison de preuves jugées insuffisantes. La jeune femme a ensuite passé plusieurs mois hospitalisée, tandis que ce haut fonctionnaire mis en cause a gardé son emploi.

L’institution a expliqué ne pas pouvoir répondre en raison du "manque de détails" concernant les lieux où se seraient déroulés les faits. Son secrétaire général, Antonio Guterres, a promis qu’une politique de "tolérance zéro" serait mise en place et annoncé qu’un défenseur des droits des victimes avait été nommé. Une ligne téléphonique d’assistance aux victimes devrait également voir le jour.

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