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À quelle vitesse faut-il rouler à vélo pour respirer le moins de pollution ?

Publié le

par Clotilde Alfsen

Wikimedia Commons / Cycliste sur les pavés de la place d’Italie, un jour de neige

Si vous avez décidé de polluer moins en faisant du vélo en ville, ce n'est pas le cas de tout le monde. Comment éviter la pollution des véhicules motorisés ? 

(Roman Bonnefoy/Wikimedia/CC)

Le choix de faire du vélo en ville est bon pour la planète et meilleur pour la santé... à condition de respecter une certaine vitesse. Si vous allez trop lentement vous respirez longtemps de l'air pollué, mais si vous allez trop vite vous inhalez une plus grande quantité d'un coup. Rassurez-vous, une étude de l'université de Colombie-Britannique, au Canada, a calculé la vitesse exacte à laquelle il faut rouler pour subir le moins possible la pollution.

La bonne surprise de cette étude, qui se fonde sur un sondage mené auprès de 10 000 personnes, est que la vitesse idéale pour éviter de respirer trop de pollution correspond à peu près à la vitesse moyenne des cyclistes en ville : entre 13 et 15 kilomètres par heure (km/h). Dans une grande ville, avec une circulation intense et beaucoup de feux rouges, on circule en général autour de 14 ou 16 km/h. Il faudra donc un petit peu ralentir pour les plus rapides. Quant à ceux qui s'imaginent tous les jours faire des contre-la-montre en allant au boulot, il va falloir se calmer : rouler 10 km/h plus vite que la vitesse recommandée – soit autour de 25 km/h – augmente significativement la quantité d'air pollué inhalé, potentiellement du simple au double !

Une autre étude, de l'université de Cambridge cette fois, avait établi la durée qu'il ne fallait pas dépasser pour éviter que les méfaits liés aux particules fines ne surpassent les bénéfices de l'effort physique de faire du vélo. À Paris, la pollution serait ainsi vraiment nocive à partir de 8 heures de bicyclette.

Roulez jeunesse !

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