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5 créateurs de mode masculine qui nous ont tapé dans l’œil à la Fashion Week de Paris

Publié le

par Cédric Carbonero

La semaine dernière, plus de 110 défilés et présentations se sont enchaînés durant cette nouvelle Fashion Week homme parisienne. Retour sur cinq nouveaux créateurs qui ont attiré l’attention et qui pour la plupart présentaient leur collection pour la première fois à Paris.

Guntas

Basé à Milan, Guntas est un label de mode underground lancé par une jeune Turque, Zeynep Guntas. La jeune créatrice présentait pour la première fois à Paris une collection réalisée en collaboration avec le rappeur américain A$AP TyY.

Originaire d’Istanbul, Zeynep Guntas propose des collections streetwear et engagées puisqu’elle n’hésite pas à y inclure de nombreuses références culturelles ou à faire allusion aux nombreux attentats survenus en Turquie ces deux dernières années.

Cette saison, la marque investissait le club parisien SALÒ où l’on a pu voir un vestiaire fait de joggings, de vestes de motard et pantalons en cuir, ou encore des hauts de course automobile. La créatrice veut avant tout dépeindre le portrait d’une jeunesse en quête de liberté et d’insouciance mais avec quand même une pointe de nostalgie puisque la marque garde une grosse influence des années 1990.

Angus Chiang

Créé en 2015, le label taïwanais Angus Chiang faisait ses premiers pas à Paris cette saison après avoir été en lice cette année au prix LVMH. Dans un univers pop et acidulé, il présente des pièces sportives et notamment inspirées du cyclisme et des courses auto. Pantalons en lycra, shorts et maillots de cyclistes accessoirisés avec des chaussures XXL, le créateur les décline dans toutes les couleurs primaires.

On retrouve aussi des références à son île natale avec des pièces aux inscriptions chinoises, mais la surprise se trouve certainement dans ces hauts en PVC rappelant les sacs de noix de bétel, une friandise très populaire à Taïwan, qui peut être assimilée à un stupéfiant.

GmbH

En seulement un an, les Berlinois de GmbH ont réussi à s’imposer comme une référence sur la scène mode underground. Véritable ode à la scène techno et club de la capitale allemande, le label porté par le photographe de mode Benjamin Alexander Huseby et par le designer Serhat Isik présente un vestiaire résolument streetwear.

Alors que GmbH fait référence à l’acronyme allemand pour désigner une compagnie à responsabilité limitée, le label veut au contraire dépeindre un monde sans limites, à l’image de sa dernière collection, Europe Endless. Outre la référence à un morceau du groupe techno Kraftwerk, GmbH entend suggérer "une vision utopique de l’Europe, sans frontières ni limites", comme l’explique Serhat Isik dans le communiqué de presse distribué en fin de présentation.

La marque est aujourd’hui distribuée par plusieurs concept stores pointus dans le monde, dont Opening Ceremony aux USA ou Dover Street Market au Royaume-Uni, la France ne figurant (malheureusement) pas encore dans la liste.

Sankuanz

Quand Shangguan Zhe, jeune trentenaire originaire de la province chinoise de Fujian, lançait Sankuanz en 2013, il ne pensait pas que sa marque allait devenir l’une des plus hypes de Chine. Dans un univers toujours graphique, le créateur mélange streetwear et art contemporain, le tout avec une touche de rébellion.

Reconnu pour son mélange extravagant et varié de tissus dans ses créations, le jeune Chinois proposait cette saison des pièces inspirées par les peintures de l’artiste Cy Twombly, tout en gardant cette esthétique brute, voire apocalyptique, qui fait le succès de la marque.

Some Ware

C’était la petite surprise de cette Fashion Week. Lancée l’année dernière par Brendan Fowler and Cali Thornhill DeWitt, deux artistes de Los Angeles, la marque faisait défiler des cool kids de la mode à la place des mannequins. Mitsuhiro Kubo, acheteur du concept store japonais GR8, Tremaine, rappeur du groupe No Vacancy Inn ou encore la Japonaise Kozue Akimoto, portaient ainsi des pièces d’une collection entièrement réalisée à partir de tissus usagés et chinés dans les fripes de LA. Toujours dans une logique écolo, la marque est partisane du zéro déchet puisqu’elle réutilise toutes les coupures de tissus inutilisées dans leur atelier.

Fortement inspirée par la culture skate, la marque fait des T-shirts XXL sa signature avec des imprimés graphiques et surtout bariolés d’écritures qui ne sont pas sans rappeler ce qu’on a vu sur le merchandising Life of Pablo de Kanye West. Normal, puisque Cali Thornhill DeWitt a collaboré avec le rappeur sur le design de cette ligne.

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