Vidéo : l’alunissage historique d’une sonde chinoise sur la face cachée de la Lune

L’agence spatiale chinoise CNSA a publié, le 11 janvier, la séquence d’alunissage de la sonde Chang’e-4, la première à rejoindre la face cachée sélénite.

Ces images sont historiques. Le 2 janvier dernier, la Chine devenait le premier pays à faire alunir une sonde sur la face perpétuellement cachée de notre satellite naturel (si vous vous posez la question de savoir comment une boule qui tourne sur elle-même peut avoir une face cachée, allez voir par là), et le monde entier saluait plus ou moins l’événement. Deux jours plus tard, la sonde envoyait sa première photo en direction de la Terre, grâce à l’ingénieux système mis au point par l’agence spatiale chinoise (CNSA), pour résoudre le problème de communication posé par "une boule de roche de 10 000 kilomètres de diamètre entre son interlocuteur et soi". Le 11 janvier, CNSA nous a un peu plus régalés en publiant la vidéo de l’alunissage de Chang’e-4.

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Que voit-on ? Que globalement, tout s’est passé comme prévu par le programme. En un peu plus de 2 minutes 30, Chang’e-4 effectue son approche aérienne, s’incline dangereusement, et finit par se poser en douceur sur sa cible, le cratère Von Kàrmàn. On ne le voit pas dans la vidéo, mais Chang’e-4 relâche ensuite un petit rover, Yutu-2, qui se balade actuellement autour du cratère. Après le succès de Chang’e-4, Chang’e-5 est déjà prête à rejoindre la Lune : la mission est prévue pour la fin de l’année, avec l’objectif de ramener des échantillons sur Terre.

Et la Chine commence à prendre goût aux prouesses technologiques : le 14 janvier, rapporte le South China Morning Post, la CNSA vient d’annoncer l’envoi d’une sonde sur Mars pour 2020, une manière de contester l’hégémonie de la Nasa, à ce jour, la seule agence ayant réussi l’exploit (même si l’Esa a dans les cartons un rover, ExoMars, également prévu pour 2020). Quant à l’authenticité des vidéos envoyées par la sonde lunaire, cette fois-ci, étonnamment, personne n’y trouve à redire…

La grosse déception, pour le moment, reste quand même l’absence totale de base nazie secrète en forme de svastika géante.

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Par Thibault Prévost, publié le 15/01/2019

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