On a testé Rage 2, et ça en a sous le capot

Attendu de pied ferme par les fans, surveillé par les amateurs du genre, Rage 2 ne nous a pas déçus.

2018 n’a pas été un superbe cru pour les jeux postapocalyptiques. La faute à un certain Fallout76 qui, en plus d’être chargé de bugs les premiers jours, n’a convaincu personne avec sa formule multijoueur en continu. Cette année est donc l’occasion pour Bethesda Software de se rattraper, en tant qu’éditeur cette fois, pour le développement de Rage 2.

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La confiance est renouvelée pour ID Software, créateurs du Rage originel. Mais pour ce second opus, l’équipe d’Avalanche Studios rejoint aussi l’aventure, avec son expertise gagnée sur des titres comme Mad Max ou la franchise des Just Cause. Konbini a pu tester, sur une longue session, d’intenses périodes d’exploration de combats, de courses et de missions dans un désert postapocalyptique.

Univers déjanté pour public averti

L’ambiance de Rage 2 est une vraie réussite. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais on ne s’attend pas forcément à un tel soin dans la réalisation des dialogues, des scènes et la construction de cette diégèse post-apo aux relents punk-trash. L’univers est complet et cohérent, ce qui permet à chaque trait d’humour de marcher dès qu’il y a le moindre décalage loufoque – et il y en a pléthores.

La bonne nouvelle, c’est que la censure n’est pas de mise : dans ce jeu gore à souhait et vulgaire juste ce qu’il faut, on découvre des personnages extraordinaires (très bien doublés) et complètement TA-RÉS.

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Il va sans dire que le jeu fait souvent écho à Borderlands, mais on est très loin du plagiat. D’ailleurs, les références à la pop culture sont nombreuses et variées – sans divulgâcher, il y a un beau clin d’œil à Star Wars VI. L’environnement est extrêmement vivant et plein de rencontres aléatoires excentriques, tandis que les missions sont toujours l’occasion de rencontrer un nouveau fêlé du bocal.

Le scénario qu’on a pu découvrir repose essentiellement sur de mystérieuses technologies ancestrales dont chacun veut prendre le contrôle. Le monde est divisé entre de nombreux cartels, armées, milices et autres mafias, qui cherchent tous à avoir leur part du gâteau dans un futur peu reluisant.

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Nous n’avons pu voir qu’une petite partie de la carte, la région désertique : les Wastelands. Le résultat graphique est très convaincant, sans toutefois faire preuve d’originalité. Il est vrai que les ambiances sablonneuses en post-apo sont devenues presque trop communes. Si la nature n’est pas des plus originales, la modélisation des personnages, des bâtiments, des armes et des véhicules est déjà d’un autre niveau, nous offrant une direction artistique plus assumée.

Enfin, mention spéciale aux musiques punk, rock et metal qui nous délivrent une ambiance survoltée à chaque phase d’action.

L’art de foncer dans le tas

Le gameplay de Rage 2 est à l’image de son univers : explosif. Le FPS nous amène à des combats extrêmement nerveux et particulièrement spectaculaires, il faut remercier pour cela l’arsenal rempli d’armes toutes plus originales les unes que les autres. Entre les flingues explosifs, les shotguns à ions ou les tasers version géante, il y en a pour tous les goûts et c’est justement la force de ce titre, laisser au joueur le choix de la manière dont il veut appréhender le combat.

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Mais ce sont surtout les capacités spéciales apportent la folie dont les combats avaient besoin. Leur intérêt réside dans le fait qu’ils sont très adaptatifs aux situations et vont même créer d’autres opportunités de combat. En faisant léviter vos adversaires, en stoppant les projectiles, en bousculant les débris autour, tout peut être transformé pour créer vos propres enchaînements et combos, et ce toujours dans un déluge d’hémoglobine et de pyrotechnie parfaitement maîtrisé.

Si l’ensemble peut paraître brouillon au départ, l'instinct reprend rapidement le dessus et la courbe de progression est plutôt bien équilibrée. Malgré un boss très compliqué à gérer, on regrette peut-être la faiblesse de la "bleusaille", ces hordes d’ennemis lambda qui n’opposent pas toujours les meilleures résistances.

La conduite des véhicules est peut-être la seule ombre au tableau pour le moment. Si on a encore une fois un choix gigantesque d’engins, tous très différents, avec des capacités de turbo et d’attaques pour un effet Mad Max des plus réussis, la maniabilité, elle, laisse à désirer. Cela se ressent peu lorsque l’on se balade tranquillement, en revanche une fois un combat en véhicule engagé, l’ensemble manque de souplesse.

Du côté des courses, même constat, les dérapages ne sont pas logiques et vous essaierez simplement de vous frayer un passage en comptant un peu sur la chance, quitte à retenter plusieurs fois. On ne peut qu’espérer que la version finale saura corriger ces petits problèmes.

Rage 2 sortira le 14 mai 2019 sur Xbox One, PS4 et PC.

Par Pierre Bazin, publié le 01/02/2019