Décollage de la Falcon Heavy – © Space X via Twitter

Décollage et triple atterrissage réussis pour la Falcon Heavy de SpaceX

La dernière fois, seuls deux propulseurs sur trois étaient revenus.

On connaît l’amour d’Elon Musk, patron de SpaceX, pour les fusées réutilisables. En 2015, une Falcon 9 (la fusée "standard" de l’entreprise) avait réussi l’exploit d’atterrir à la verticale. Une autre, en 2016, est parvenue à se poser en douceur sur un bateau autonome en pleine mer.

Cette économie circulaire vient de gravir un échelon, avec une fusée d’un tout autre acabit, la Falcon Heavy – la version "lourde" de la Falcon 9 et deuxième plus grosse fusée jamais construite en termes de charge utile (derrière la Saturn V utilisée par la Nasa entre 1967 et 1973), pouvant embarquer 64 tonnes de matériel.

Publicité

C’est la seconde fois que SpaceX envoie une Falcon Heavy dans l’espace. La toute première fois, en février 2018 – ce jour mémorable où Musk a envoyé une Tesla dans l’espace –, seuls les deux lanceurs latéraux étaient venus se reposer sur la terre ferme. La partie centrale s’était crashée en plein océan, manquant de peu la barge autonome qui lui était destinée, à cause d’une pénurie de carburant.

Ce second lancement fut le bon. En plus d’envoyer un satellite saoudien de télécommunications en orbite, les trois propulseurs ont pu être réutilisés. Outre la prouesse technologique, il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’économie spatiale américaine.

Par Pierre Schneidermann, publié le 12/04/2019

Pour vous :