Le 100e épisode de The Flash en 13 plans nostalgiques

L’homme le plus rapide du monde souffle ses 100 bougies.

© The CW

Plus de quatre ans de services rendus à Central City, les meilleures audiences de l’Arrowverse, 5 saisons, autant de super-vilains et de nouveaux costumes… En 2014, le deuxième super-héros de l’univers partagé lancé par Greg Berlanti, Geoff Johns et Andrew Kreisberg s’attire toutes les faveurs des fans du genre et des DC boys. En 2018, la légende de The Flash grandit encore un peu puisque la série vient de fêter son 100e épisode, symbole d’accession au panthéon de la syndication des networks américains mais aussi et surtout d’une belle longévité dans un genre particulièrement menacé ces derniers mois sur le petit écran.

Pour marquer le coup, Greg Berlanti et le showrunner Todd Helbing ont donné les clés de la mise en scène à Tom Cavanagh, l’interprète attachant des mille et un Harrison Wells apparus dans la série. Pour réaliser son troisième épisode de The Flash, l’acteur canadien a joué le coup de la madeleine de Proust en convoquant les meilleurs souvenirs du spectateur (soit les pires du bolide rouge) à travers trois antagonistes emblématiques du show : Savitar, Zoom et bien évidemment Eobard Thawne aka le Reverse-Flash, némésis originelle de Barry Allen.

Pour couronner le tout, les scénaristes de l’épisode "What’s Past Is Prologue" ont encore décidé de semer la zizanie dans la timeline déjà très complexe de la série. Ainsi, Barry et sa fille se rendent dans trois époques passées afin d’assembler une arme capable de contrer les pouvoirs de la dague de Cicada. Pour Nora, c’est l’occasion de revivre les moments sombres de la vie de son paternel, en passe d’être vaincu par les trois bolides surpuissants. Et pour les spectateurs, c’est un fabuleux appel à la nostalgie dont nous avons retenu treize plans emblématiques.

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Pour fêter son centième épisode, Arrow avait joué la carte du décalage en transportant Oliver dans un univers parallèle où le naufrage du Queen’s Gambit n’avait jamais eu lieu. Son spin-off préfère miser à fond sur le fan service (deux caméos inattendus étaient également apparus du côté de Star City), quitte à frôler l’overdose. Mais l’épisode fonctionne bien quand il offre une dimension méta à la série et fait appel aux émotions endormies des fans. C’est le cas dès les premières minutes de l’épisode, où Cisco, Caitlin et Ralph établissent un plan pour récupérer les fragments de l’anti-dague.

Toujours armé de son marqueur et de son tableau transparent, le scientifique inscrit les jours les plus favorables à un retour dans le temps. Malin : quasiment toutes les dates correspondent à la première diffusion d’un épisode. La plupart du temps, il s’agit des season premiere et finale ainsi que des mid-season. Ainsi, le 7 octobre 2014 correspond à la sortie du pilote aux États-Unis, alors que le 11 décembre 2013 est la première apparition de Barry Allen et son interprète Grant Gustin dans l’épisode "Three Ghosts" de la saison 2 d’Arrow !

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Comme Frodon Sacquet, Flash est désormais détenteur d’un anneau de pouvoir. En réalité, c’est un dispositif miniature développé par Cisco qui permet au vigilante d’enfiler son costume en un simple claquement de doigts. ll s’agit d’un élément directement emprunté aux comics que les fans attendaient depuis la première saison. C’est un beau cadeau pour les adeptes du bolide rouge que de l’introniser dans un plan du 100e épisode de la série.

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Lancés à toute allure dans la Speed Force, Barry et Nora parcourent les couloirs du temps sans transpirer une goutte. C’est l’occasion pour le super-héros de revivre des scènes emblématiques de sa vie dont son passage en prison, son départ dans la Speed Force ou encore son combat contre les Dominators dans le tout premier crossover de l’Arrowverse. La séquence, certes un poil cheapos, concentre tout l’ADN de The Flash, qui a toujours été la série la plus cartoonesque et proche des comics de l’univers labellisé Berlanti.

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C’est ensuite le retour du terrible Savitar, autoproclamé dieu tout-puissant de la vitesse, et de sa chute grâce à la détermination de Barry. La scène se déroulait dans le season finale de la saison 3. Pour Grant Gustin, l’épisode 100 de The Flash est un hommage assumé à la saga SF culte de Robert Zemeckis, comme il l’évoquait au micro de KSiteTV :

"C’est un grand moment de nostalgie, avec le retour des personnages préférés des fans. On revoit Eobard Thawne, Zoom, Savitar… On dirait un retour dans le temps façon Retour vers le futur, où nos personnages rencontrent d’anciennes versions d’eux-mêmes à travers un nouveau point de vue. C’était vraiment génial à tourner."

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Au cours de leur deuxième voyage spatio-temporel, les deux bolides se rendent dans l’épisode "Versus Zoom" de la saison 2. La scène se déroule à S.T.A.R. Labs, alors qu’Hunter Zolomon kidnappe Caitlin et s’empare de la vitesse de Barry. Leur objectif est de prendre ni vu, ni connu le transmetteur de Force véloce utilisé par Zoom. À deux doigts de se faire repérer par Harrison Wells de Terre-2, Flash prend le risque de jouer avec le temps dans un épisode décidément bourré de références méta, que les fans se sont fait un plaisir de transformer en mèmes tordants.

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L’autre point positif de cet épisode, et de la saison 5 dans sa globalité, est cette tendance des scénaristes à offrir un rôle plus riche et positif à Iris. Au cours d’un aparté entre le couple, Nora (et le spectateur) se rend compte de l’importance du soutien qu’apporte sa mère à Barry. Et pour être parfaitement transparent, rien de mieux que les yeux larmoyants et le regard de chien battu de Grant Gustin pour une grosse session Kleenex.

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L’avant-dernier retour dans le temps de Flash et XS, le plus poignant et excitant de l’épisode, nous ramène dans la première saison, alors qu’Eobard Thawne se fait passer pour Harrison Wells premier du nom. Avec un plaisir non dissimulé, Tom Cavanagh reprend son rôle original, très clairement la meilleure version de Wells : minutieux, glaçant, sarcastique mais toujours avec une retenue qui cache la violence latente du Reverse-Flash. Tout comme l’acteur, on prend un sacré pied à le voir sortir de ses gonds et terroriser Nora.

En tant que réalisateur, Tom Cavanagh avait une grosse pression et des fans à ne pas décevoir. Pour le comédien présent depuis les balbutiements de The Flash, l’épisode 100 était aussi important que le centième numéro d’un comics DC :

"Quand vous arrivez au centième d’une œuvre, on ressent tout de suite la nécessite d’offrir [aux fans] quelque chose d’important, explique-t-il au micro de KSiteTV. Vous avez la sensation de sortir le 100e feuillet d’un comics, celui dont les lecteurs se rappelleront comme d’un excellent tome."

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Dans l’ultime partie de l’épisode, le tandem remonte jusqu’aux prémices de la série, le jour où l’accélérateur de particules a explosé et transformé des milliers de citoyens en méta-humains. Cet âge d’or de The Flash est symbolisé par un plan traumatisant, dans lequel Tom Cavanagh impose avec sa mise en scène oppressante une tension de tous les instants. La conversation entre Wells et Cisco devant la chambre secrète du Reverse-Flash est une réminiscence de l’épisode "Out of Time", peut-être l’un des meilleurs de toute la série.

Si certains ont la mémoire qui flanche, les deux scientifiques partagent un dialogue similaire dans la première saison. Sauf que ce dernier ne se termine pas par une franche poignée de mains, mais par celle de Thawne plantée dans le cœur de Cisco. Comme souvent dans la série, la comédie l’emporte sur la tragédie bien que cette séquence intense hante encore le souvenir des fans.

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La mort de Cisco dans l’épisode "Out of Time". (© The CW)

Enfin, Nora, interprétée par Jessica Parker Kennedy, s’impose une nouvelle fois comme le tour de force de cette cinquième saison de The Flash. L’actrice a une belle alchimie avec Grant Gustin, comme en témoigne cette scène "doudou" pleine d’émotion quand elle craque dans ses bras. Le retour de John Wesley Shipp et Michelle Harrison dans la peau des parents Allen fait aussi chaud au cœur. Prochain arrêt : le crossover "Elseworlds" avec ses potes de Star City, National City et… Gotham City.

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Par Adrien Delage, publié le 06/12/2018