Brand

« Women Against Hunger » : l’égalité femmes-hommes sert aussi à lutter contre la faim !

Aujourd’hui encore, les femmes restent les premières victimes de la faim dans le monde.

L’égalité des genres représente un droit fondamental. Cependant, dans certains pays, elle reste un combat de tous les instants, qui joue un rôle déterminant dans la lutte contre la faim. En association avec Action contre la Faim, on vous explique pourquoi il est nécessaire de vaincre les inégalités pour combattre la faim dans le monde, et quelles sont les actions mises en place par l’ONG pour lutter au quotidien.

Des inégalités qui entravent les progrès

Partout dans le monde, les femmes subissent des discriminations. Moins éduquées, plus vulnérables, moins rémunérées, écartées des décisions économiques et sociales, elles doivent davantage lutter pour leur survie et celle de leur famille. En parallèle, dans certains pays, elles cumulent souvent le travail agricole et l’ensemble des tâches domestiques avec le rôle de mère. Une surcharge de travail qui apparaît comme principal facteur à risque pour la sous-nutrition infantile, selon une étude menée par Action contre la Faim.

Publicité

© Toby Madden pour Action contre la Faim, Mali

L’empowerment des femmes : un levier essentiel pour lutter contre la faim 

Face à ce constat, il est urgent d’agir en faveur de l’émancipation des femmes. Par exemple, en leur permettant un meilleur accès aux études et à la formation, ou en leur fournissant les outils pour lancer leur propre activité et lutter contre la pauvreté. Mais aussi en leur apportant les connaissances nécessaires sur leur santé et celle de leurs enfants, afin qu’elles puissent mettre en place et transmettre des bonnes pratiques en matière d’hygiène et de nutrition.

À plus grande échelle, l’empowerment des femmes aurait même un impact majeur sur le recul de la faim dans le monde. Les chiffres qui étayent ce constat sont parlants : en milieu rural, si les femmes avaient accès aux mêmes ressources agricoles que les hommes, la production globale pourrait augmenter de 2.5 à 4% dans les pays en développement, entrainant un recul de la faim dans le monde de 12 à 17%... Soit faire sortir près de 150 millions de personnes du cycle de la faim ! (Selon une étude menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture auprès dans 27 communautés de 20 pays).

Publicité

© Christophe Da Silva pour Action contre la Faim, Tchad

Des femmes qui se battent au quotidien

En tant que bénévoles communautaires ou participantes des programmes d’Action contre la Faim, mamans ou entrepreneuses (parfois les deux !), en Irak ou au Guatemala, des femmes ont pris les choses en main pour devenir actrices du changement.

C’est le cas de Kavita, 28 ans et originaire de Sheikhpura, dans la région de Madhya Pradesh en Inde. Conseillère chez Action contre la Faim depuis près de 7 ans, elle se bat au quotidien pour dépister la sous-nutrition, mais aussi pour que les femmes puissent avoir la possibilité de choisir leur vie, travailler ou fonder une famille, et briser les tabous liés aux règles, encore considérées comme impures dans certaines régions de l’Inde.

Publicité

De son côté, Hawa, 30 ans, a été formée par les équipes d’Action contre la Faim pour dépister la sous-nutrition des enfants depuis le village de Kourougue, au Mali, où elle a installé sa clinique. À Gaza, Wafaa et Hanaa ont pu lancer leur atelier de couture grâce au programme de formation pour la gestion d’entreprise de l’ONG, et nourrissent désormais l’ambition de recruter des femmes au passé difficile.

À Jocotán, au Guatemala Maria Josefina participe activement à la vie de sa communauté, La Ceiba Talquezal. Mariée à 16 ans et désormais mère célibataire de 4 enfants, elle occupe le rôle de secrétaire de la banque des semences de sa région, qui permet de diversifier le régime alimentaire des familles.

En Irak, Xesar n’a pas hésité à se battre pour ses droits et pour ses rêves. Avec le soutien de son mari, elle a ouvert son propre salon de coiffure, malgré le désaccord de sa famille dans un pays dans lequel l’accès des femmes au marché du travail est encore très restreint.

Publicité

© Toby Madden pour Action contre la Faim, Mali

Des programmes variés pour agir concrètement

À travers plusieurs initiatives sur le terrain, Action contre la Faim a fait de l’égalité des genres et de l’empowerment des femmes des axes importants dans son combat contre la faim.

Au Mali, au Tchad et au Soudan du Sud par exemple, l’ONG a mis en place un programme pour apprendre aux mères à détecter et traiter la malnutrition, mais aussi le paludisme ou la pneumonie au sein de leur communauté. En Irak et à Gaza, des programmes d’insertion permettent aux femmes de s’émanciper et de lancer leur propre activité, en leur apportant les fonds, outils et connaissances nécessaires à la création d’entreprise.

Et parce que les hommes ont aussi leur rôle à jouer dans l’émancipation des femmes, des groupes de discussions ont été créés en Inde, au Nigéria ou encore au Bangladesh afin d’inclure les pères dans l’éducation et les soins aux enfants, en les sensibilisant notamment à la sous-nutrition. Ils se sentent alors plus impliqués, ce qui décharge les mères, et améliore le développement des enfants.

Partout dans le monde, l’ONG a mis en place des programmes permettant d’aider les femmes. Qu’elles soient bénévoles, entrepreneuses, mères de famille : chacune à son échelle est une actrice du changement dans la lutte contre la faim.

© Sebastien Duijndam pour Action contre la Faim, Irak

Comment je peux aider ?

Pour soutenir Action contre la Faim, différentes options s’offrent à vous comme le bénévolat en France ou encore la participation à des événements solidaires. Mais pour continuer à aider ces femmes à travers des programmes, les financements sont essentiels. La meilleure façon d’apporter votre contribution à ces initiatives? Le don ! Vous pouvez soutenir les missions locales de l’ONG directement sur le site d'Action contre la Faim avec un don ponctuel ou régulier, ou opter pour les solutions de micro-dons : l’arrondi sur salaire, l’arrondi en caisse dans certains magasins partenaires, ou encore la carte bancaire ou le compte épargne solidaire !

On vous invite à découvrir le témoignage de Kavita en Inde. 

 

 

Par Action contre la Faim, publié le 11/09/2019

Copié