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Cette start-up française nous parle ENFIN des énergies marines

Cette start-up française nous parle ENFIN des énergies marines

Publié le

par EDF Pulse

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Grande oubliée de la campagne présidentielle, l'écologie mobilise pourtant de plus en plus de monde. La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire l'a remise sur le devant de la scène. Le sujet intéresse et de nombreux projets, certains fous, d'autres plus réalistes, apportent des pistes de sauvetage pour notre planète, comme GEPS Techno, finaliste des Prix EDF Pulse 2017.

Récemment, le milliardaire Kjell Inge Røkke, qui a fait fortune dans le pétrole, a décidé de consacrer sa fortune de 1,8 milliard d’euros pour nettoyer les océans. Le Norvégien n’est pas le seul à s’engager pour l’écologie. Johan Eliasch, PDG de la société Head et lui aussi milliardaire, a ainsi racheté 400 000 hectares de la forêt amazonienne pour 14 millions de dollars, pour éviter la déforestation du "poumon du monde". On pourrait aussi citer Douglas Tompkins, cofondateur de The North Face et d’Esprit, décédé en 2015, qui a très vite quitté sa carrière de businessman pour se lancer dans l’activisme environnemental en achetant notamment plus de 810 000 hectares d’espace naturel en Argentine et au Chili.

Puissance quatre

Mais pour que de tels exploits soient réalisables, faut-il nécessairement être un millionnaire philanthrope ? Évidemment que non et cette année encore les Prix EDF Pulse mettent en avant des initiatives toutes plus prometteuses les unes que les autres. Parmi elles, la société française GEPS Techno. Son nom ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est la seule start-up au monde à se servir de quatre énergies renouvelables : la houle, le courant marin, le vent et le soleil. Lorsque la houle ne suit plus, cela signifie que le temps est clair et ensoleillé, et que les panneaux solaires peuvent prendre le relai.

Créée en 2011 par trois anciens ingénieurs des chantiers navals STX, à Saint-Nazaire, GEPS Techno s’est développée autour de l’exploitation des énergies marines. Très vite, l’équipe parvient à proposer OCTOPUSEA, une plateforme nomade et autonome de récupération de l’énergie des vagues. Ces sortes de grosses bouées, qui peuvent tout de même faire 20 mètres de large et 30 mètres de long, peuvent produire l’équivalent de la consommation d’un petit village. "Le plus gros que nous sachions faire, ajoute Jean-Luc Longeroche, président de GEPS Techno, c’est d’alimenter une base scientifique de 200 personnes et tout l’équipement nécessaire."

Les énergies marines ont le vent en poupe

Le but de ce système est de pouvoir fournir une alimentation électrique en mer, sans connexion au réseau.

Véritable alternative écologique aux générateurs diesels de secours, il permet notamment de résoudre les problèmes d’alimentation des éoliennes offshore. Grâce à l'exploitation de 4 énergies renouvelables en mer, et à une capacité de stockage suffisante, la plateforme se synchronise pour répondre aux besoins en cas de baisse de régime de l’éolienne.

"Les champs d’éoliennes ont encore parfois recours aux énergies fossiles. Nous voulons promouvoir une alternative pour les groupes de secours." Avec dix nouveaux champs dans le monde tous les ans, l’entreprise française réfléchit à l’échelle de la planète et est confiante sur ses capacités de croissance.

L'intervention de GEPS Techno permettra également de répondre aux besoins des pétroliers, en remplaçant moteurs diesel et turbines à gaz pour assurer l'alimentation électrique de leurs plateformes en mer. 

"L’industrie du pétrole consomme l’équivalent du parc nucléaire européen. Cela représente un marché à plusieurs milliards d’euros annuels."

"Nous avons aussi des commandes pour les plus petits modèles pour des gens qui habitent sur des îles pour remplacer le diesel et ainsi s'alimenter de façon autonome en énergie." GEPS Techno répond de façon précise et adaptée aux caractéristiques des sites. 

Entreprise du futur

Ambassadeur French Tech lors de la COP21 il y a deux ans, la jeune pousse a su voir le potentiel de la houle, énergie la plus présente et la plus puissante à disposition sur Terre. Les mers et océans étant en perpétuel mouvement, la production se fait en continu. En prenant en compte l’environnement, GEPS Techno fait attention à s’éloigner suffisamment des côtes. "On n’ira jamais se mettre à côté d’une barrière de corail. L’ancrage est aussi réversible, ce qui limite son impact", assure son président.

Avec son projet d’alimentation de secours des éoliennes en mer, GEPS Techno fait partie des finalistes des Prix EDF Pulse dans la catégorie "Smart Business". Ces Prix récompensent les initiatives pour une entreprise du futur plus performante d’un point de vue énergétique mais aussi opérationnel. 

Paradoxalement, les énergies marines peinent encore à convaincre les investisseurs, pensant encore qu’elles coûtent plus qu’elles ne rapportent. "Nous n’avons pas cessé de nous développer depuis notre création. Cette année nous serons rentables. Si nous recevons le Prix EDF Pulse, ce sera une aide précieuse pour la poursuite de notre développement. C’est aussi un acte militant, pour mettre en avant des énergies plus vertes."

Les Prix EDF Pulse 2017 regorgent de talents aussi variés qu'exceptionnels. Votez pour GEPS Techno pour lui permettre de remporter le Prix du public ou découvrez les projets des autres start-up finalistes dans les catégories Smart Business, Smart Home, Smart Health et Smart City ici .