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Sneakers et vintage 80's : city guide du streetwear japonais à Tokyo

Publié le

par Asics

À Tokyo, dans le quartier d'Harajuku, les boutiques vintage font vibrer les fashionistas du monde entier et les fans de sneakers en ont fait leur point de chute. On vous embarque pour un tour au cœur du streetwear japonais.

© Japan Two

Fripes, temples dédiés aux sneakers, magasins de créateur, centre commerciaux ultramodernes… Au Japon, Harajuku continue d'être l'épicentre de la mode malgré l'apparition de nouveaux quartiers, souvent plus abordables, telles les zones hipster de Shimo-Kitazawa, à Tokyo, ou d'America-Mura, le Brooklyn d'Osaka. Pour Meryem, stagiaire en architecture à Tokyo, l'importance de la mode à Harajuku révèle deux traits fondamentaux de la jeunesse :

"Il y avant tout le souci de se démarquer de la masse et d'une vie trop rangée, ainsi que la volonté de créer du lien à travers des communautés de style : généralement, tu sors à Harajuku avec tes potes car c'est le quartier où tu peux t’afficher et être vu par les gens qui te ressemblent. On te prend en photo, tu es repéré, tu échanges des tips sur les looks puis tu échanges avec ce réseau sur Internet. Tu appartiens à une communauté."

Le vintage 80's

Dans Tokyo, on compte pas plus de 400 boutiques vintage à travers la ville et, à Harajuka, la diversité des esthétiques et des commerçants – dont la personnalité colle à ce qu'ils vendent – est très visible. Une des particularités est la passion du style des 80's. "Ces années sont synonymes d’une époque d'insouciance, de couleurs cool et flashy et de look très excentriques qui différencient tout de suite celui qui les porte des sérieux salarymen en costume" explique l'étudiante en architecture.

Kimono et blue jeans

L'inspiration américaine des enseignes de fripes, du nom à la déco, est totale. Chez Chicago – qui a un entrepôt à Saint-Louis dans le Missouri –, on trouve aussi bien des kimonos vintage que des chemises à carreaux et des vieux jeans. "À Harajuku, les gens font eux-mêmes les tie and dye, le style West Coast est roi et on découvre même un business de chemises hawaïennes !", plaisante Meryem.

Chez Santa Monica, le concept est même devenu une chaîne avec pas moins de six boutiques dans Tokyo, et les arrivages de pièces dédiées au style des années 80's et 90's sont prisés. Ici, les adresses vintage sont reconnues pour leur qualité inégalée dans le monde et les fashionistas en ont fait leur lieu de prédilection pour trouver le bon denim, véritable obsession japonaise.

L'otaku

"Il faut savoir que de nombreux Japonais sont fans du jean car c'est un tissu résistant, qui ne vieillit pas, ce qui va avec l'idée de la valeur de ce qui est ancien", nous raconte Meryem.

"Il y a des collectionneurs de Levi's qui se rendent dans d'anciennes mines américaines où ils retrouvent des poches, des bouts de jean qui se revendent une fortune et qui sont encadrés. À partir d’un bouton, ils peuvent dire l’année de fabrication du jean. Pour eux, leur otaku, c’est le jean Levi's pour tout ce qu’il incarne."

L'otaku, c'est cette passion que certains Japonais développent, vouant un culte à un sujet particulier (poupée, fringues, figurines, etc.). "Ici, c'est un état d’esprit normal que d’être addict ou en adoration pour quelque chose que l'on collectionne", explique Meryem. Pour Aurélie Gerlach, journaliste qui a vécu au Japon, il est très courant que "plusieurs personnes se passionnent et accumulent des connaissances sur un sujet dans le but d'en faire une culture de groupe".

L'obsession des sneakers

À Harajuku, l'une des obsessions, ce sont les sneakers. Et parce que les Japonais sont exigeants dans leur otaku, les marques ont compris qu'il était important de créer des produits et des lieux spécifiques aux pays : certaines paires sortent donc ici en exclusivité ou avant leur commercialisation dans le reste du monde. Grâce à cet attrait pour ce qui est unique, Tokyo est devenu un paradis pour les fans de sneakers.

Coffee shops et sneakers bars


Dans le sous-sol de ce café branché d'Harajuku, Atmos, célèbre magasin dédié aux sneakers a créé le Streamer Espresso Atmos, un nouveau lieu hybride où l'on retrouve un café de qualité et un mur entier de modèles rares et d'éditions limitées. En s'alliant à la star du latte japonais Hiroshi Sawada, le magasin s'est basé sur un concept audacieux de vente au détail dont le succès prouve que tout est possible au temple de la mode.

Le roi des sneakers japonaises

Les Japonais aiment les histoires vraies derrières les chaussures, bien plus que le marketing ou le développement d'un produit. Et l'histoire de la célèbre marque Onitsuka Tiger en est sans doute le meilleur exemple. En 1949, Kihachiro Onitsuka crée son entreprise avec l'ambition d'améliorer la vie et l’estime de soi de la jeune génération d’après-guerre en misant tout sur la santé. Aujourd'hui, la fusion de l'héritage sportif et d'une touche de modernité (collab' avec des artistes, technologie, etc.) fait de la marque un succès dans le monde des sneakers.

Le temple des sneakers

Sneaker heaven..

Une photo publiée par Pakitoa Nicholas (@pakitoa) le


La boutique Kicks Lab, ouverte en 2008 par des passionnés de sneakers, est aujourd'hui un véritable passage obligé pour les fans de baskets. Le magasin est devenu, au même titre qu'Atmos, une marque si identifiable qu'il se permet des collaborations avec les fabricants de sneakers et des artistes. Ce modèle réédité d'ASICS Tiger de 1990, par exemple, mélange street culture et culture japonaise des 80's avec la modernité et les améliorations techniques. Un objet  rare, de qualité et unique, comme on aime dans le quartier de la mode.

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