Les sept conseils du cinéma pour un kidnapping réussi

Dans la vie, il peut arriver que des situations vous échappent. Si vous pensez être dans une impasse, pas de panique. À l'occasion de son deuxième volet, le trio infernal de Comment j'ai tué mon Boss II vous propose une dernière alternative : le kidnapping.

C'est pas gagné.

1. Tenez-vous à l’écart des héros

Vous n'avez pas choisi une voie professionnelle des plus faciles en devenant kidnappeur. Alors facilitez-vous la tâche en portant une attention particulière aux choix de vos victimes : enlever la famille d'un ex-agent secret ou d'un paramilitaire, comment vous dire... Ce n'est peut-être pas la meilleure idée du monde.

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Cela peut sembler évident, mais on ne touche pas à la gamine de Liam Neeson (dans Taken), et encore moins à celle de Denzel Washington (dans Man on Fire). Ils vous traqueront sans relâche et ce, jusqu'à obtenir justice, voire même votre tête. Bref soyez audacieux, mais pas trop téméraire non plus.

2. Bossez avec des mecs fiables

Si vous décidez de ne pas agir en solo, attention aux erreurs de casting. N'ayez pas peur de mettre le prix pour vous entourer de collaborateurs qui ont la tête sur les épaules et qui savent gérer le stress. Ne faites pas la même bourde que Jerry Lundergaard dans le Fargo des frères Cohen, en bossant avec des braqueurs low cost. Vous risqueriez de vous retrouver dans un pétrin bien plus important que prévu.

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3. Travaillez donc en famille !

Une bonne façon de s’assurer la fiabilité de vos collègues, est encore de choisir ses propres parents. Vous souhaitez séquestrer votre boss car il n'a pas rit à votre blague sur le petit bonhomme en mousse lors du Noël de l'entreprise ? Prenez exemple sur la complicité de Lola et son père dans The Loved Ones : Une bonne boucherie en famille, ça créé des liens inaltérables.

Qu'on rigole bien avec papounet !

4. Assurez-vous d’immobiliser votre proie

Votre otage est votre gagne pain, il ne doit évidemment pas s’échapper. Gardez en tête que si vous le laissez partir, vous devrez dire au-revoir à la rançon, et surtout supporter de voir votre victime se comporter en héros sur les plateaux télés… Intolérable.

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Pour éviter la chose, investissez d'abord dans du bon matériel et sachez vous en servir.
Menottes, cage en métal, cordages, cave insonorisée, chaînes… Rien n'est à négliger. Attention toutefois au type de ruban adhésif que vous utiliserez pour bander la bouche de votre victime : le gaffeur de votre pote ingé-son, ça fonctionne, le masking tape de votre petite sœur, NON.

Une masse, la valeur sure.

5. Un bonne hygiène est importante

Tout comme Hugh Jackman (Prisoners) rendez fréquemment visite à votre otage pour prendre de ses nouvelles. Sans verser dans le grand luxe, pensez à lui offrir fréquemment une bonne douche chaude : cela soulagera votre conscience et vos narines. Faut dire que ça ne sent pas la fleur un homme paniqué.

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6. Maitrisez l’environnement de votre victime et jouez avec ses nerfs

Il y a les mufles qui travaillent uniquement pour l’argent et n’attendent qu’une rançon… et puis il y a les artistes, les amoureux du scénario bien ficelé. Profitez de votre pouvoir pour maitriser les infos que votre otage recevra du monde extérieur, et les conditions de sa captivité. Dans Old Boy, le héros est séquestré pendant plusieurs années dans une cellule privée, et son seul lien avec le reste du monde est une télévision. Son tortionnaire prend un malin plaisir à lui infliger des images terribles par ce biais.

Même stratégie dans Funny Games, Paul et Peter ne s'affolent pas et proposent même à leurs otages de jouer à un jeu pervers : « Vous pariez que vous serez toujours vivants demain à neuf heures ? Nous parions que vous serez morts. OK ? ». Plus palpitant que de regarder un replay de Secret Story, et encore plus fun que de jouer au Sims.

Alors c'est qui qui va se prendre la baballe ?

7. Méfiez-vous des poulets

On ne le dira jamais assez, mais ne faites confiance à personne, et encore moins à tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la flicaille. Certains poulets n'en auront que faire de la survie de l'otage et privilégieront votre arrestation. Et ce n'est pas Mel Gibson dans La Rançon qui vous dira le contraire. 

Comment tuer son Boss II, sortie en salle le 24 décembre.

Par Comment tuer son Boss 2, publié le 12/12/2014

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