De Outkast aux Beatles, les anecdotes de studios les plus folles

On parle toujours des groupes et de leurs leaders, mais on oublie souvent les hommes de l’ombre, les ingénieurs des studios, dont la qualité de l'oeuvre dépend. Converse a décidé de corriger cette injustice en vous proposant d'enregistrer gratuitement dans certains des lieux les plus mythiques du globe. Plutôt chic.

Les studios musicaux sont à quelques exceptions près les lieux où tout se passe durant le processus musical. Il y en a des pourris tandis que d’autres sont entrés dans la légende que ce soit pour la beauté du lieu ou le prestige des locataires.

Converse Rubber Tracks offrira à ceux d’entre vous qui postuleront par le formulaire en ligne, l’opportunité d’enregistrer dans un des douze studios sélectionnés pour leur intérêt historique et la qualité de leur son. On vous a compilé quelques anecdotes de studios qui ont contribué à la légende des lieux.

Single undercover

BOWIE

Après avoir été une salle de bal pour soldats SS, l’Hansa Tonstudio fut le studio le plus important pour la culture post-punk. Alors que des soldats le surveillaient avec des jumelles depuis le mur de Berlin, Bowie y enregistra entre autres
Heroes, un de ses plus grands tubes où il dézingue le “Mur de la honte“.

Les murs comme bloc-notes

ANDREE3000

Souhaitant disposer d’une large liberté artistique, les membres d’Outkast ont acheté le désormais célèbre studio Stankonia pour pouvoir travailler sans contrainte de temps. Dans leur album portant le nom du studio figure le hit
"Ms. Jackson" issu d’une des nombreuses sessions de freestyle entre les membres du groupe. Ils n’avaient qu’à improviser la mélodie car André 3000 avait déjà peint les paroles de la chanson sur les murs de sa maison.

L'oubli génial

TREASURE

Dans les années 50, durant une session d'enregistrement Treasure Isle Studios, le génial King Tubby et ses assistants oublièrent d'enregistrer le micro du chanteur. Ils constatèrent ensuite que la version instrumentale était tout autant, si ce n'est plus intéressante que l'originale. À l'époque l'ingénierie sonore s'apparentait beaucoup à du bricolage, et les Jamaïcains décidèrent de pousser le volume de la basse pour expérimenter. Les versions "dubs" des faces B étaient nées.

L'inspiration au coin de la rue

BEATLES

La pochette de l’album Abbey Road des Beatles a failli être une photo du mont Everest car l’ingénieur du son Geoff Emerick fumait des cigarettes Everest qui avaient une silhouette de la célèbre montagne sur le paquet et le groupe aimait cette image. L'album devait d'ailleurs s'appeler Everest et il était initialement prévu qu'ils aillent prendre la photo de la pochette du mont Everest. Par manque de temps ou simple flemme, ils optèrent pour une option plus simple en posant dans la rue d'à côté, Abbey Road, et le nom de l'album fut également changé…

Distributeur de lyrics automatique

JAY-Z

Rick Rubin raconte que Jay-Z n’écrivait pratiquement pas ses lyrics pendant l’enregistrement de "99 problems" au studio The Mansion. Il se contenta de griffonner quelques phrases pendant 10 minutes en écoutant le beat, et voilà c’était prêt. En résulte une des chansons les plus controversées qui évoque la discrimination raciale par la police du New Jersey, la “bitch“ étant un chien anti-drogue.

Rappeurs fauchés cherchent maquette CD

WUTANG

Protect Ya Neck du Wu Tang Clan a couté 300$ à enregistrer : Yoran Vazan, le propriétaire des studios Firehouse raconte que le groupe était tellement fauché à ce moment qu’ils ont payé la session d’enregistrement de ce premier tube avec des cents.

Le perfectionniste canin

BEACHBOY

Brian Wilson des Beach Boys fut appelé Dog Ears par Mike Love en raison de son perfectionnisme pour l’enregistrement de l’album classique Pet Sounds. Il fallut une semaine pour enregistrer la simple chanson Would it be nice, car Brian Wilson voulait qu’absolument chaque note des complexes harmonies vocales sonne juste.

Le leader du groupe prétendait pouvoir déceler des potentielles pensées impures lorsque le groupe ne chantait pas à son goût, d’où le pseudo. Une théorie qui a probablement un léger rapport avec les récentes expérimentations psychédéliques de Brian Wilson.

Voilà qui donne envie de tenter sa chance et c’est assez simple. Il vous suffit de remplir le formulaire en ligne en indiquant vos trois studios préférés, et de fournir une brève biographie de votre travail, par écrit ou vidéo. Et c’est tout ! Bonne chance à tous.

Par Konbini Partenaires, publié le 19/06/2015

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