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L'interview au-delà des clichés d'Alexia Duchêne

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L'interview au-delà des clichés d'Alexia Duchêne

Publié le

par Adobe

Célèbre pour sa cuisine à la fois surprenante et raffinée, Alexia Duchêne est également une incroyable ambassadrice de la France à travers le monde. Enrichie par ses multiples expériences aux quatres coins du globe et sa double nationalité franco-britannique, elle nous dit tout sur sa vision de la culture française, bien éloignée des clichés.

Tu peux nous décrire ton style de cuisine en 3 mots ?

Accessible, Gourmand et Éclectique.

C’est quoi ta propre vision de la cuisine ?

Déjà la cuisine c’est du plaisir, c’est du partage, et j’ai envie de rassembler le plus grand nombre de gens autour de la gastronomie et du bien manger. Être trop particulier, original ou clivant, ce n’est pas du tout ce qui m’intéresse. J’aime beaucoup quand mes plats rappellent aux gens leurs souvenirs d’enfance. J’essaie toujours de puiser là dedans, de faire des goûts assez consensuels mais à la fois complexes. Par exemple, j’ai travaillé sur une glace infusée aux céréales toastés avec un mix d’orge et de plein de différentes céréales plus nobles, healthy et ça donne un goût à la fois enfantin mais aussi décadent.

C’est quoi tes principales inspirations ?

La musique, l’art, j’aime beaucoup la peinture, la photo pas mal. Quand j’écoute de la musique, ça me met dans un mood : si j’écoute de la pop/rock ça ressort plutôt des plats doux et funs. Alors que quand j’écoute du rap, ça va donner des choses un peu plus brutales ou frontales, comme un terre-mer d’oursins et de bœuf. La peinture m’inspire plus les couleurs, la vibe. J’aime beaucoup une artiste anglaise avec qui je partage les mêmes inspirations musicales. Elle a une peinture très enfantine mais mature à la fois, c’est ce que j’aimerais transmettre à travers mes plats. Ce côté faussement naïf. J’adore collaborer avec des artistes, je trouve ça hyper intéressant. On a chacun notre univers et mêler les deux, je trouve que c’est primordial pour développer notre créativité.

Tu as la double nationalité franco-britannique et tu as beaucoup voyagé. Qu'est-ce que ça t’a apporté ?

Ça décomplexe beaucoup, ça me donne une liberté, je ne suis pas du tout les codes classiques. Je trouve que c’est très français de mettre des règles et de codifier la façon dont on mange, donc j’essaie de sortir un peu de ça. Ça permet de découvrir aussi d’autres saveurs. J’ai beaucoup voyagé, j’ai ramené des saveurs du Japon, des présentations de Copenhague, j’essaie de toujours mixer ça avec les bases classiques.

C’est quoi ta vision de la culture française aujourd'hui ?

C’est un pays qui s’ouvre mais qui conserve encore beaucoup de traditions (ce que je trouve génial), un pays riche de traditions, que ce soit sur la gastronomie ou autre, on a un patrimoine culturel très important par rapport à d’autres pays comme les États-Unis. Pour moi c’est essentiel de moderniser mais en “s'asseyant sur les fondamentaux.” Il y a des crafts français qu’il ne faut pas perdre, je pense surtout aux sauces, tout le travail des terrines, des pâtés en croûte, de la découpe en salle... Tout ça c’est des choses importantes à garder, tout en modernisant, en ajoutant des épices d’ailleurs, des techniques de cuisson d’autres pays par exemple.

C’est quoi ton processus de création ? Est-il similaire au processus créatif de design, illustration & photographie ?

Pour ma part le processus créatif est toujours un peu différent mais en général, je pars de 2 ou 3 associations d'idées pour construire un plat. Le goût doit être en accord avec le visuel, j'y prête beaucoup d'attention. Avant de mettre un point final à la création, il y a aussi une phase de recherche et de réflexion où je teste ce qui fonctionne et ce qui marche moins bien. Cela fait partie intégrante du processus. Enfin, pour le dressage, j'aime dessiner sur un carnet de croquis le plat final pour trouver le bon équilibre de l'assiette et élaborer un dressage qui me plaise. Cela m'aide à structurer mes idées et à aller au bout de ma démarche. Le dressage peut être un prolongement de ta personnalité, des parties que tu ne montres pas forcément de toi. Tu peux par exemple faire ressortir une sensibilité dans un dressage que tu ne montres pas forcément aux yeux de tout le monde.

Quels outils utilises-tu pour imaginer tes plats en amont ?

Je dessine des plats au crayon et puis je rajoute un peu de couleurs. L’idée c’est surtout la disposition du dressage qui est importante, l’équilibre entre esthétique et harmonie dans l’assiette.

J'aime avant tout m'imprégner d'un univers pour concevoir mes recettes et l'identité que je veux donner à l'événement. Nous travaillons sur mesure avec un sens très pointu du détail. J'ajoute bien évidemment toujours ma touche, le petit twist qui fait la différence. J'utilise Photoshop au quotidien avec mon équipe pour l'élaboration de mes supports de communication notamment la conception graphique des menus pour des événements.

 

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