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Immersion dans les plus grands battles de breakdance avec Little Shao

Publié le

par Nikon Music Festival

Little Shao, c'est l'histoire d'un danseur, photographe autodidacte, qui a fait de sa passion son métier. De ses premiers battles aux photos qui l'ont marqué, il revient pour nous sur son parcours avant d'aller transmettre son expérience aux reporters du Nikon Music Festival.

Présent dans les battles depuis 1997 en tant que danseur, Little Shao fait depuis cohabiter ses deux passions : la danse et la photographie. Aujourd'hui, pour le Nikon Music Festival, il partage son expérience avec les reporters photo choisis par Nikon pour couvrir Rock en Seine et apprendre à capturer l'ambiance de la scène.

Chelsea Battle Pro - ©LittleShao

Mondialement reconnu dans le milieu de la danse et du hip-hop, Little Shao fait figure de référence. Passionné par son travail, il couvre les plus grands événements comme The Notorious IBE, le Street Fighters World Tour et bien d'autres encore autour du monde. On a parlé avec lui pour en savoir plus sur la culture des battles de danse.

Danse avec les B-boys

Colonel @LKS Battle - ©LittleShao

Konbini | D'où viennent les battles ?

Les battles proviennent de la culture hip-hop nés dans le Bronx à New York dans les années 70. C'était une manière de se défier autrement que par les armes et les poings. Ils sont d'abord apparus dans le rap puis dans la danse par des passages successifs dans un cercle que ce soit en solo ou en groupe. Ce phénomène est arrivé en France autour des années 80.

K | Quel est le trick le plus incroyable que tu as pris en photo lors d'un battle ?

Le trick le plus incroyable c'est une planche, une pose en équilibre sur les bras, du Coréen Hong Ten. Il tenait uniquement  en équilibre sur deux doigts de chaque main. Il a pour moi repoussé les limites de l'être humain.

Hong Ten @ RedBull Bc One - ©LittleShao

K | Comment tu décrirais l'atmosphère sur les battles ?

Comme un battle permet de déterminer qui est le plus fort, l'ambiance est toujours très électrique. Même si elle est moins tendue qu'au début parce qu'il y a beaucoup plus de battles qui se rapprochent davantage d'une compétition sportive que d'un règlement de compte. Et même dans ce cas là il y a toujours beaucoup de respect entre les danseurs.

Les battles sont éternels

SDK Europe World Battle - ©LittleShao

K | Quel est le battle que tu n'oublieras jamais ?

C'était un règlement de compte entre mon binôme Ghosto et moi contre Golden et Koffee sur la Place de la Coupole à la Défense. On s'est retrouvé pour les 1000%, une rencontre organisée une fois par mois avec à la clef le respect de toute la communauté de danse aux vainqueurs. L'adrénaline libérée pendant notre battle était absolument incroyable. On a tout donné pour l'emporter.

K | Le spot le plus dingue où tu as shooté un battle ?

La Fundação de Lapa à Rio de Janeiro, au Brésil, pour le Red Bull Bc One World Final. C'est la plus grande compétition de Breakdance un contre un, réunissant les 16 meilleurs B-boys du moment. On était dans une sorte d'arène, la chaleur était insupportable mais le public brésilien déchaîné et l'ambiance totalement folle. Chaque danseur était acclamé par la foule comme des gladiateurs, j'en garde des frissons rien que d'y repenser.

Fundação de Lapa @ Rio de Janeiro x Red Bull Bc One World Final - ©LittleShao

K | Si tu devais garder un seul danseur dans tous ceux que tu as shootés, ce serait qui ?

Je dirais Daniel Cloud Campos, car il a un esprit extrêmement créatif voir même trop créatif. Il n'a peur de rien et se lance toujours de nouveaux défis pour se dépasser. C'est un des danseurs qui m'inspirait en tant que breakdancer à l'époque. Aujourd'hui c'est devenu un ami très proche avec qui je peux créer sans limites.

Une question de passion

Hip-Hop Dance History @ New-York - ©LittleShao

K | Est-ce que le phénomène des battles de danse marche en France ? Tu peux donner quelques plans pour nos lecteurs ?

Oui même trop d'ailleurs, il y a pratiquement 2 voir 3 battles par semaine en France tout le long de l'année. Après il y a les incontournables avec vraiment la crème de la crème des danseurs internationaux comme :

Red Bull Bc One, Juste Debout, Fusion Concept, Chelles Battle Pro, Hip Opsession, Battle Of The Year, I Love This Dance, Cercle Underground, Illest Battle Krump, LKS battle, World Bboy Classic...

Ce sont les valeurs sûres que je conseille en France. Bien sûr le mieux c'est de pouvoir assister à des battles à l'étranger, l'ambiance est vraiment incroyable, on n'a pas la réputation d'être le meilleur public en France.

K | Des conseils pour un jeune qui voudrait se lancer dans la photo de danse ?

Avant de se lancer dans la capture d'une discipline je pense qu'il faut d'abord en être passionné. La compréhension parfaite du milieu permet de se sentir à l'aise, ce qui facilite la prise de vue. Dans tous les milieux, on se méfie toujours des intrus au début alors forcément que je sois danseur à la base m'a beaucoup aidé. Les relations c'est très important dans notre travail.

K | Selon toi, quels éléments sont indispensables pour avoir la photo parfaite ?

Un réflex numérique est indispensable car il faut une grande réactivité et je n'ai pas encore trouvé d'hybride pouvant être aussi rapide qu'un réflex. Ensuite avoir une optique qui donne une grande ouverture permet de prendre des photos avec une vitesse d'obturation très élevée afin de figer le mouvement. Et surtout très bien comprendre et anticiper son sujet pour se concentrer surtout sur la composition.

Rebel Heart Tour x Madonna - ©LittleShao

Little Shao sera présent les 28, 29 et 30 août pour couvrir Rock en Seine avec les reporters du Nikon Music Festival. Vous pouvez tenter de gagner vos places pour le festival, des abonnements Deezer premium et même des appareils photos Nikon grâce à un quiz sur le site du Nikon Music Festival

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