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Comment la génération Z a mené la révolution du bien-être

Publié le

par Asics

Décryptage d'une nouvelle révolution du sport inspirée par la plus connectée des générations. 

Dans un billet publié sur le Huffington Post US, Tim Elmore, spécialiste de la Génération Z et auteur de best-sellers sur le leadership des nouvelles générations évoque le contraste autour du sport entre millennials (Y) et homelanders (Z) :

"Alors que la génération Y aimait le sport et l'aventure, la génération Z voit le sport comme un outil de bien-être et dont les jeux se pratiquent en intérieur."

Pour la génération Y, l'évocation du sport amenait deux images : les compétitions que l'on regardait à la télévision, comme de grandes messes médiatiques tels les Jeux olympiques, et l'activité sportive qui se faisait principalement en club, avec des membres licenciés, héritage des années 1980 où un Français sur deux pratiquait dans le cadre d'une fédération.

L'hyperconnectivité innée de la génération Z (soit grosso modo les gens nés à partir de la seconde moitié des années 1990) paraît intimement liée à la révolution numérique qu'a subi le sport ces dernières années, et qui a influencé l'ensemble de la société dans son rapport au bien-être.

Une pratique qui a changé 

Aujourd'hui, le sport se pratique et se diffuse à travers l'écran du smartphone, se partage sur les réseaux sociaux et son plus grand lieu de rassemblement semble être Instagram et ses hashtags. Pour Tim Elmore, si le sport est moins regardé par la jeune génération et que sa pratique s'est installée à la maison ou en salle de sport, il y a plusieurs explications à cette évolution :

Tout d'abord, l'émergence dans cette génération de l'eSport, officiellement reconnu en France comme un véritable sport depuis mai dernier :

"Les jeux joués sur écran sont plus populaires que jamais, dans un monde où le nombre d'enfants remplissant des stades en Allemagne pour regarder des gamers est supérieur au nombre d'Américains ayant assisté à la finale de la NBA."

Tim Elmore évoque ensuite la perte de vitesse des sports en pratique encadrée, déjà bousculés par le passé avec les pratiques urbaines alternatives – ou ludosportives – qui ont favorisé une pratique libre ou auto-organisée qui séduit toujours plus :

"Les sports pratiqués en extérieur, souvent dans des clubs, sont principalement surveillés par des adultes. Les jeunes jouaient dehors pour la réputation, or aujourd'hui ils ont fait leurs propres jeux, arbitré leurs propres matchs, avec leurs propres règles et ce, hors du champ extérieur."

Le basketball en est le parfait exemple pour l'Institut régional de développement du sport (IRDS) qui évalue ses pratiquants à 2 millions, pour 450 000 licenciés, dont peu pratiquent le street ball.

Hors compétition

Tim Elmore explique aussi que l'idée de compétition telle qu'on la concevait jusqu'ici relèverait presque aujourd'hui d'un "art perdu", un peu comme si ces jeunes n'avaient plus rien à prouver sur un terrain de sport. Cependant, pour Valentin Reverdi, fondateur du webzine Dissemblances, qui publiera bientôt un livre blanc sur la génération Z, la compétition se fait aujourd'hui au nombre de likes :

"Aujourd’hui, si le sport est partout sur Internet, je crois que c'est surtout pour que les gens se comparent. Sur YouTube il y a même des clashs entre stars de la gonflette, et Instagram est une véritable carte de visite, où l'on peut montrer ce que l'on veut – qu'on est sain, qu'on est beau – dans un but : celui de séduire à travers les réseaux sociaux."

Pour Tim Elmore, le travail réalisé aux États-Unis dans le cadre de  la lutte contre l'obésité a porté ses fruits :

"La génération Z a enlevé l'aspect du jeu pour en faire un outil de santé et de bien-être. La pratique du sport est ainsi plus réfléchie que spontanée. On a dit aux jeunes que le sport se pratiquait dans l'intention d'être en bonne santé, et ils l'ont fait !"

Manger, bouger !

Les injonctions à "manger, bouger !" ou à consommer ses "5 fruits et légumes par jour", véritables leitmotivs des séances télé des enfants depuis des années, ont donc été intégrées. Pour Éric Delcroix, auteur d'un site dédié à la génération Z, "pour eux c'est la normalité de faire du sport, cela s’inscrit dans une démarche qui concerne la santé et qui englobe la pratique d'activité physique et l'alimentation ; ne pas faire de sport, c'est ça qui n'est pas normal".

© lexie.fit/Instagram

Pour Hugo, élève en terminale S, spécialité sport, cette idée de l'alimentation peut même aller jusqu'à la dérive :

"Dans mon entourage, certains ont commencé à faire des 'sèches' à partir de 15 ans, en transformant leur alimentation avec flocons d'avoine, riz, dinde. Aujourd'hui, ils sont passés à la vitesse supérieure en prenant des produits protéinés, voire en devenant revendeur de protéines végétales, ne tenant pas toujours compte des doses à respecter. Au final, très peu vont voir des diététiciens pour demander un avis médical. Les conseils s'échangent sur Internet."

Génération e-informée

"C’est une génération surinformée. Elle n’est pas née avec Internet comme la génération Y, mais dans Internet. Et pour la première fois, cette génération apprend des choses à ses parents. Souvent, elle ne demande pas à ses pères mais à ses pairs", explique le professeur Olivier Revol, pédopsychiatre, dans un article du Progrès consacré à la génération Z.

Une démarche qui implique un niveau de connaissance élevé, qui surprend encore Éric Delcroix : "Je suis impressionné, ils connaissent les noms des muscles, notamment en suivant des instagrameurs qui font du culturisme et qui partagent leurs astuces de régimes alimentaires liés au sport ; ils baignent totalement dans la tendance food et fitness."

© instagram.com/kathawish

Pour une e-pratique du bien-être

Un bain numérique qui permet ainsi d’apprendre à pratiquer une discipline grâce aux autres.

"Les jeunes sont habitués aux applications qui permettent de gérer la pratique sportive via leurs smartphones. On fait du sport avec, puis on partage ses exercices. Avec un phénomène qui joue : il s'agit de paraître en bonne santé car montrer une belle image de soi, c'est la base pour les jeunes. Il faut être beau sur les réseaux sociaux !", explique encore Éric Delcroix.

Génération d'influence

Une pratique qui s'est propagée, remarque-t-il, jusque chez les séniors, qui utilisent aussi le smartphone pour calculer le nombre de pas qu'ils font chaque jour."Aujourd'hui, toutes les générations publient photos, textes et performances – avec les mêmes mises en scène créées par la génération Z – sur les réseaux sociaux."

En France, le gouvernement a également mis en place un Mooc (cours en ligne) sur le sport et le numérique afin de permettre aux animateurs sportifs de se familiariser aux nouveaux outils et usages numériques pour optimiser les séquences d'entraînement et de performance.

Une conséquence parfaitement logique des effets de l'importance du bien-manger, du bien-être et du sport. Ainsi, résume Tim Elmore, "la génération Z est le produit de notre société mais elle est aussi ce qui influence le plus nos nouvelles technologies". 

Capture de l'application RUNKEEPER

Un esprit sain dans un corps sain

"Anima Sana In Corpore Sano", n'est autre que l'acronyme de la marque ASICS qui accompagne depuis 1949 les sportifs du monde entier en s'efforçant au sein de son Centre de recherche et de développement de Kobe de toujours plus améliorer les équipements sportifs. C'est notamment le cas avec la création, il y a 30 ans, du système d'amorti GEL,  permettant d'absorber les chocs en dissipant l'impact vertical pour le diffuser à l'horizontale. Une révolution née dans un but : le confort et la protection pour tous les pratiquants d'activité sportive, quel que soit leur niveau.

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