Brand

Cuir végan ou soie d’araignée : le design se réinvente grâce à la nature

Prendre conscience de son impact écologique, c’est bien. Agir, c’est mieux. À partir de ce constat, de nouvelles matières premières émergent depuis quelques années pour révolutionner l’artisanat et le design. Rien de magique, juste de la science.

Que ce soit pour la fabrication des tissus ou la confection des vêtements, l’industrie de la mode consomme énormément de ressources. La science se met donc de plus en plus au service de la mode pour proposer des produits sains, respectueux de l’environnement et toujours plus performants.

La soie d’araignée

Spider-Man PS4. (© Insomniac Games/Sony Interactive Entertainment)

Publicité

La soie des araignées, souple, légère, recyclable et d’une résistance supérieure à celle de l’acier, a longtemps suscité la convoitise de l’armée. Ce serait en effet une fibre idéale pour la fabrication de gilets pare-balles ou de fils chirurgicaux par exemple. Mais l’élevage d’araignées est quasi impossible : elles ont un peu tendance à se manger entre elles…

C’est là qu’entre en jeu l'équipe de l'entreprise BoltThreads, qui affirme avoir trouvé une méthode pour produire artificiellement et "sans fin" cette précieuse soie. Ils indiquent avoir conçu une protéine de soie artificielle à partir de plusieurs espèces d’araignées. Les créateurs et fabricants de vêtements sont très intéressés par cette avancée technologique.

Le cuir végan

Via Giphy

Publicité

Le cuir végan convainc de plus en plus de professionnels dans le domaine de la maroquinerie et des accessoires de mode. Il n’y a qu’à se baisser pour sa fabrication, puisqu’il est conçu à base de bouteilles en plastique recyclées, de champignons, de feuilles d’ananas ou encore de résidus issus de la viticulture. Ces nouveaux cuirs sont donc écoresponsables, à l’inverse du cuir animal, produit par une industrie assez polluante. Avec des caractéristiques techniques et esthétiques similaires à ce dernier, le cuir végan permet aux plus grandes marques d’entamer leur transition écologique.

Mais l’idéal serait un cuir sans pétrole, ni matière animale, ni plante. La start-up Modern Meadow, implantée dans l’État du New Jersey, a relevé le défi. Elle a en effet réussi à obtenir des fibres riches en collagène, formant un tissu pouvant être tanné comme une vraie peau, en modifiant l’ADN de cellules animales. Grâce à 40 millions de dollars levés pour lancer la commercialisation, elle envisage même la création de cuirs transparents.

Le bois translucide

Le bois translucide de Woodoo. (© Woodoo)

Publicité

Woodoo, la start-up gagnante des Prix EDF Pulse 2017 dans la catégorie Smart City, s’est, elle, orientée vers un matériau vieux comme le monde et 100 % renouvelable : le bois. Mais pas n’importe lequel. Cette start-up a en effet mis au point un bois révolutionnaire translucide, imputrescible, résistant au feu, deux fois moins énergivore que le béton et 130 fois moins que l'acier, et trois fois plus rigide que le bois d'origine. Et pas de risque de déforestation : "On utilise les stocks de bois dont on ne fait rien, comme du bois de chauffage", assure Timothée Boitouzet, fondateur de la jeune pousse.

Cette technologie pionnière, aux multiples brevets, attire déjà l’industrie du luxe (horlogerie, automobile, etc.). Mais l’ambition de Woodoo ne s’arrête pas là. "Ce sera le matériau pilier de la bioéconomie de demain", prédit le jeune architecte français, également diplômé de Harvard en biologie moléculaire, qui imagine déjà les futurs gratte-ciels de nos métropoles construits à partir de son bois.

Par EDF Pulse, publié le 13/11/2017

Pour vous :