AccueilPartners

Colle, essence, café… Certaines senteurs seraient addictives

Colle, essence, café… Certaines senteurs seraient addictives

Publié le

par Yves Saint Laurent Beauté

On vous explique enfin pourquoi et comment certaines odeurs nous obsèdent dès l’enfance.

Notre enfance a été marquée par des senteurs dont tout le monde se souvient et dont la simple évocation nous transporte encore : nous étions en effet nombreux à humer une poupée Corolle, renifler les pots de pâte à modeler, rapprocher dangereusement de nos narines les marqueurs indélébiles… Autant d’odeurs que l’on sniffe encore volontiers à l’abri des regards et de signes qui ne trompent pas : nous sommes accros à certains parfums.

La drogue douce la plus connue des écoliers

Ainsi, nombreux sont ceux qui sont tombés très tôt dans l’accoutumance à la colle Cléopâtre, laquelle a poussé des générations d’écoliers à coller tout ce qu’ils trouvaient simplement dans le but de la renifler, certains allant même jusqu’à la manger à la spatule tant son odeur les enivrait.

Mais que l’on se rassure. Nous n’étions pas des enfants accros aux vapeurs toxiques planantes. Cette obsession intergénérationnelle est plutôt le fruit d’une ingénieuse "invention encore inégalée dans 'le monde des colles'" : l’ajout du parfum d’amande, dont l’odeur, perçue même aux plus basses concentrations, est l’une des plus appréciées de l’espèce humaine. Résultat : encore aujourd’hui, il suffit d’une respiration et nous replongeons dans l’âge tendre de notre enfance.

Les surprenantes vertus du café 

L’odeur envoûtante du café… Le humer. Et aller tout de suite mieux. C'est ce qu'une étude Coréenne a mis en évidence en démontrant le pouvoir relaxant des odeurs de grains de café. Ils auraient donc des vertus apaisantes quand on les respire – à l’inverse de la caféine, qui excite quand on la boit –, expliquant aussi pourquoi ceux qui n’en aiment pas le goût peuvent néanmoins être dingues de son odeur.

Dans l’inconscient collectif, les notes de brûlé (pyrogénées) du café ou du pain grillé nous renvoient à la douceur des matins de notre enfance… L’être humain étant par essence un être social, en nous rappelant le souvenir d’un moment agréablement partagé (celle de la pause ou de l’époque où l’on nous préparait le petit déj), l’odeur du café nous obsède rapidement. Il en va de même pour les notes de caramel, qui évoquent la gourmandise et les sucreries, et celles de vanille l’essence du bien-être et du lien maternel qui agissent tels de véritables doudous olfactifs : certaines odeurs nous rassurent une fois adultes, et ce n’est pas anodin dans nos façons de choisir nos parfums.

"L’addiction olfactive, ce sont ces odeurs dont on ne se lasse jamais, comme une musique que l’on peut écouter à l’infini, ainsi on peut se shooter au parfum : pour s’isoler, se réconforter, se donner du courage", explique Diane Thalheimer, directrice culturelle et artistique du Grand Musée du parfum, à Paris.

Et c’est bien là tout l’enjeu lors de la conception d’un jus pour les parfumeurs : trouver une harmonie des senteurs qui feront appel à des émotions communes. C’est avec une telle démarche que les experts d’Yves Saint Laurent ont élaboré la nouvelle Eau de Toilette BLACK OPIUM. En ajoutant à l’accord rock de café noir, un brin sulfureux, des notes acidulées de citrus et de poire, faisant référence à la gourmandise, ce parfum rassure autant qu’il excite… Et nous rappelle que les odeurs, comme l’ont prouvé les chercheurs de l’Institut de Chimie de Nice, ont le pouvoir d’agir sur la variation de notre rythme cardiaque, telles une vraie addiction.

https://www.youtube.com/watch?v=Bwq4iuNFO5A&index=123&list=PL5rB558T_3T-me7rVxsWFA4KV1IlyW7i6

Explications par les neurosciences

(c) Love Potion No. 9. 20th Century Fox

Si les souvenirs olfactifs ont cette puissance émotionnelle, c’est parce que l’odorat est, dans le cerveau, d’abord traité par les zones de l’émotion (amygdale) et de la mémoire (hippocampe) avant d’arriver aux zones de la conscience. De plus, la proximité du bulbe olfactif – situé juste au-dessus de nos yeux — avec ces zones impulse avec force le message chimique alors transformé en message nerveux dans notre cerveau.

Un souvenir est toujours multisensoriel mais pour le raviver, l’odeur peut suffire.

Le phénomène de répétition a aussi son importance pour enregistrer une odeur comme souvenir olfactif : il suffit de quelques notes régulièrement humées et liées à un souvenir souvent agréable pour s’ancrer dans notre matrice et nous laisser sensibles à jamais. Résultat, à l’âge adulte, nous continuons de cultiver cette bibliothèque d’odeurs.

À chacun son odeur doudou étrange…

Cependant, au-delà des souvenirs qui déterminent les odeurs que l’on aime ou non, nous ne sommes pas tous sensibles aux mêmes senteurs. L’explication se trouve dans notre nez – tout simplement –, où plus de 30 % de nos 400 récepteurs diffèrent selon les individus.

Un même parfum n’est donc pas semblable à deux nez, et chacun retient les notes qui lui convient. Par exemple, certaines personnes ne retiendront de l’odeur de l’acétone que son côté fruitée et fleurie. C’est comme cela que l’on peut apprécier (ce que d’autres qualifieraient de drogues dures) le vernis, la peinture fraîche, ou encore les hydrocarbures qui contiennent de nombreux composés aromatiques.

… ou exaltante

(c) Prête-moi ta main. Chez Wam.

Car c’est aussi là l’idée de la nouvelle eau de toilette BLACK OPIUM et les parfums de sillage : faire appel à l’aspect instinctif et animal de ce sens qu’est l’odorat pour hypnotiser celui qui en hume le nectar. L’émotion est forte car intense, comme l’explique Diane Thalheimer :

"Un bon parfum est un parfum qui doit procurer un choc : c’est le cas de ces fragrances qui sont des parfums de signature, qui portent une identité reconnaissable au premier coup de nez. On ne peut pas l’oublier, et cela génère l’addiction."