Les choix qui ont marqué l'histoire du cinéma à tout jamais

De Fight Club au Parrain, certaines décisions qui paraissaient anecdotiques pendant un tournage, ont eu un impact radical sur le film, ou la carrière de certains acteurs.

Le Nikon Film Festival a lancé sa 5ème édition avec un nouveau thème cette année : le choix. Sujet qui a déjà inspiré plus d’un réalisateurs pour participer au concours, notamment  Isabelle Quintard et Fabien Motte qui font déjà bien parler d’eux. Le thème nous a inspiré aussi, car certaines décisions prises par les réalisateurs pendant un tournage peuvent avoir un impact radical sur le scénario, ou sur la carrière d'un acteur. Petit aperçu de ces choix qui ont fait la différence :

Le choix de la boucler

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Clint Eastwood fut tellement embarrassé par sa scène chantée « I talk to the trees but they don’t listen to me » dans la comédie musicale « Paint Your Dragon » (1969), qu’il décida depuis de réaliser et produire ses propres films pour ne jamais se retrouver dans ce genre de situation.

NDLR 1 : on le comprend.
NDLR 2 : grâce à ça on a pu voir des œuvres du septième art comme Million Dollar Baby ou Invictus.

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Le choix de la débrouille

1975, alors que le budget prod de Sacré Graal se fait de plus en plus maigre, les Monty Python ne démordent pas de leur envie de jouer les cavaliers. À défaut de budget pour louer des chevaux, ils improvisent et font semblant de chevaucher des montures imaginaires. Mimant les cavalcades à grand renfort de bruitage avec des noix de coco, les scènes sont devenues cultes. Vive l'imagination, au diable l'avarice !

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Le choix du bad trip

Des générations ont vécu l’angoisse en regardant le film d’horreur mythique Shining. Atmosphère macabre et malsaine, Stanley Kubrick a bien réussi à l’imprimer sur la pellicule. Mais aussi dans la tête de Shirley Duval. Pour pousser le jeu de son actrice principale, Kubrick a demandé à l'équipe du film de l'ignorer et de mal la traiter.  Aculée et persécutée sur le plateau, elle livre une prestation d’actrice incroyable, déboussolée, et parfaite dans le rôle de la victime à la masse.

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Le choix de la sueur

Joué par Wayne Knight, l’inspecteur John Correli dans Basic Instinct ne parvient plus à détacher ses yeux de Catherine Tramell (Sharon Stone) lors de la célèbre scène de l’interrogatoire. Quand Sharon Stone écarte les jambes, il sue à grosses gouttes. C'est cette prestation qui aurait achevé de convaincre Steven Spielberg pour lui proposer un rôle de geek sans foi ni loi dans Jurassic Park : « qu’est-ce que ça doit être devant un dinosaure ! ».

wayneknight
Le choix de l'authenticité

Dans Le Parrain, il y a cette scène où le producteur Jack Woltz découvre avec stupeur la tête de son cheval Khartoum , découpée et glissée dans son lit pendant la nuit. Sur le plateau, il devait s’agir d’une prothèse, mais  Francis Ford Coppola en a décidé autrement. L’acteur découvrant la vraie tête, pousse de vrais cris d’effroi en découvrant les naseaux encore chauds d’une partie de l’animal cachée dans ses draps. Beurk.

Le mauvais choix au mauvais moment

À l’époque où Pierce Brosnan faisait ses armes dans la série Les enquêtes de Remington Steele, Timothy Dalton campait l’agent secret 007 avec ses yeux revolver dans Après Tuer n’est pas jouer et Permis de Tuer. Mais suite à un conflit avec la production, il renonce au rôle de 007 (et aux Vodka Martini). Pierce Brosnan récupère alors le costard de Bond. GoldenEye  connaîtra un succès énorme, participant à la modernisation des volets consacrés aux aventures de l’espion britannique. Well done.

Le choix de frapper fort

Dans Fight club, il fait bon se battre pour se sentir vivant. À la demande de David  Fincher, Edward Norton administre une vraie torgnole improvisée à Brad Pitt lors de la scène à la sortie du bar. Brad n'avait pas prévu le coup, désorienté mais encore debout, il n’en revient pas. Edward, lui, manque de se « pisser dessus ». Du vrai, du culte.

Le choix de la dignité

C'est la sculpturale Daryl Hannah qui aurait dû incarner Vivian Ward dans Pretty Woman, une prostituée d'Hollywood Boulevard qui parvient à voler le coeur du richissime et séduisant Richard Gere. Un rôle principal mais court vêtu, que la sirène de Splash juge dégradant pour la femme et refuse. Julia Roberts elle, a eu une vision beaucoup plus fun du projet, et en acceptant le rôle, raflera des millions et gagnera le statut de star.


PRETTY WOMAN - OFFICIAL MOVIE TRAILER 1990 (HD) - Julia Roberts, Richard Gere - Entertainment/Movies/Romance by EntCeleb101

 

Morale de l'histoire : un réalisateur, un acteur, un producteur doit toujours suivre son instinct pour faire le bon choix. Si ça vous branche, on ne peut que vous conseiller de vous lancer vous aussi en participant au Nikon Film Festival sur le thème du choix, ou au moins de vous inspirer des vidéos du concours qui font le plus parler d'elles ici !

Par Nikon, publié le 06/11/2014

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