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Avec Aristide, les chats ont leur hôtel cinq étoiles

Avec Aristide, les chats ont leur hôtel cinq étoiles

Publié le

par KissKissBankBank

En 2014, l'hôtel Artistide, le premier hôtel pour chats de France ouvrait ses portes à Paris. Deux ans plus tard, la pension féline connaît un franc succès. On est allés rendre une visite à la trentaine de chats qui logent dans cet hôtel d'un nouveau genre et discuter avec son créateur, Gauthier Berdeaux. 

Paris, par une après-midi ensoleillée. Au fond d'une cour du neuvième arrondissement, un drôle d'hôtel du nom d'Aristide, bâti sur les restes d'une ancienne usine textile du XIXe siècle.

Les horaires d'ouverture du lieu y sont courtes (de midi à 14h puis de 15h à 19h), la décoration digne d'un film de Wes Anderson. Petite précision de taille : si les pensionnaires de l'hôtel se prénomment Hugo, Marcel, Jean-Pierre, Jean-Jacques, ces derniers ne sont ni commerciaux en déplacement ni estivants en vacances. Plutôt des... Tigres de salon.

En effet, l'hôtel Aristide, qui a ouvert en mai 2014, est le premier “hôtel pour chats” de France. Une idée qui a germé dans la tête de son créateur Gauthier Berdeaux en 2011. A l'époque, cet ancien consultant de 35 ans à la coule – look casual, barbe et cheveux longs, lunettes à grosses montures – fait garder son chat dans une garderie improvisée à Hambourg et souffre de ce qu'il appelle “le syndrome du consultant” :

Baccalauréat option Chat

Après avoir passé son “baccalauréat option chat”, une certification qui permet d'ouvrir une animalerie ou, le cas échéant, un hôtel pour chats et prodiguer les soins de base aux félins urbains, Gauthier se met en recherche de fonds pour financer son inédit projet. C'est à ce moment là qu'il croise la route des business angels du crowdfunding KissKissBankBank :

“Adrien Aumont, co-fondateur de KissKissBankBank, faisait partie du jury partenaire chargé de juger mon tout premier pitch. Ils m'ont offert une campagne sur KissKissBankBank, ce qui signifie qu'ils ne prenaient pas de commission. Durant la première année, j'ai vu Adrien tous les trois mois, lui se demandait quel pourrait être l'apport de KissKissBankBank et pensait qu'on pourrait lever beaucoup de fonds.”

Convaincu du bien fondé de son idée d'hôtel pour chats moderne et urbain, loin de l'image d'Epinal “ringarde” de l'animalerie, Gauthier s'appuie sur un concept astucieux : la playroom.

Une sorte de salle de jeu commune remplie d'arbres à chats, de cachettes diverses et variées et d'escaliers et autres structures en trois dimensions. Il suffit de voir les chats grimper, courir, se languir ou fureter entre vos jambes dans cette playroom pour justifier de sa présence. Pourtant, sur le papier, cette salle de jeu ne paraissait pas primordiale à certains et n'aurait peut-être jamais vu le jour sans les internautes de KissKissBankBank :

“Un chat d'appartement, ça a besoin de stimulation parce que sinon, ça développe des troubles du comportement par manque d'activité. Donc la playroom était une pièce très importante. Tout ce que les gens n'osent pas faire dans leur appartement, nous on l'a fait ! C'est un peu le Disneyland du chat ! J'y croyais énormément mais un banquier pouvait voir ça comme de la place perdue donc c'était un budget – la menuiserie pour que les chats évoluent en 3D, notamment – que ne voulait pas financer la banque. Donc c'est ce que j'ai choisi de mettre en avant sur la campagne KissKissBankBank.”

© Riccardo Milani/Christophe Beauregard

Aussi, l'expérience KissKissBankBank permet à Gauthier d'être à l'écoute des contributeurs qui lui prodiguent de précieux et constructifs commentaires, suivent le projet avec attention et assiduité. En somme, provoquent une saine émulation :

“Le fait d'entendre : “Ce que vous nous avez montré c'est top, on y croit!”, ça pousse à être à fond pour tout faire proprement. De plus, sans les commentaires, on aurait jamais construit nos trois chambres pour chat à mobilité réduite avec plus d'escaliers, moins de saut, etc. Et puis, au moment de l'ouverture, KissKissBankBank apporte la communication. Ça permet de faire parler du projet avant même qu'il naisse. Vous avez déjà des clients avant d'ouvrir. Construire la notoriété du projet, j'aurais pu le faire moi-même mais ça aurait pris plus de temps avec, peut-être, pas les mêmes résultats.”

Désormais, pour des forfaits qui peuvent aller jusqu'à 600€ pour 30 jours, étalables sur toute l'année, les ragdoll, british shorthair, maine coon et autres chats de gouttière peuvent gambader dans des espaces communs, se tapir sous les escaliers ou dans les coins reculés de l'hôtel, séjourner dans des chambres de 3m² à 5m² (pour les suites, idéales pour les familles nombreuses ou les chats qui aiment avoir leur petit confort) pour 2,20m de hauteur quand la plupart des chats sont encore gardés en cage ailleurs. Aussi, quatre employés dont deux vétérinaires s'occuppent 7 jours sur 7 des chats. Au poil, les matous.

© Riccardo Milani/Christophe Beauregard

© Riccardo Milani/Christophe Beauregard

Gauthier Berdeaux a même pensé à la passion dévorante qui peut animer les propriétaires de chat en transformant le lobby de l'hôtel Aristide en véritable concept-store du chat, rempli de tote bags, tippies, platines DJ-grattoirs, mugs et autres petits carnets kawaii à l'effigie de félins. Si le but de l'hôtel Aristide est de “faire en sorte que tous les chats se sentent comme à la maison”, il serait injuste que seuls les félins en profitent.

Pour la première fois, l'hôtel Aristide affiche complet cet été – 35 chats occupent les 25 chambres disponibles – et ce, depuis plusieurs mois déjà.

© Riccardo Milani/Christophe Beauregard

© Riccardo Milani/Christophe Beauregard